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L'alphabet arabe écrit la hamza (phonème [ʔ] ou « coup de glotte » ; consulter l'article sur la prononciation de l'arabe pour plus de détails) de diverses manières. Sa notation est relativement complexe. La hamza peut se présenter sans ou avec support, c'est-à-dire : se comporter comme une lettre ou un diacritique. Les règles d'écritures dépendent de la nature de la hamza, de sa place dans le mot, du vocalisme et de la syllabation.
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2 Hamza stable 3 Hamza instable 4 Articles connexes |
Enfin, quand la lettre qui précède est une consonne fermant la syllabe (portant donc le sukūn) mais pas une consonne de prolongement, une voyelle de liaison est ajoutée, dont le timbre varie selon des règles grammaticales qui dépasseraient le cadre de cet exposé. Ainsi, qubbaʿat + as-sayyida, « le chapeau de la dame » devient qubbaʿat-i s-sayyida, écrit قُبَّعَةِ ٱلسَّيِّدَة ou, plus couramment, قبّعةالسيّدة. Cette voyelle remplace, le cas échéant, la voyelle casuelle.
Les deux hamza
Il existe types de hamza :
Hamza stable
Il faut considérer sa place dans le mot graphique (et non dans le mot prononcé) : dans أَلسَّمَاءُ as-samāʾu, « le ciel (cas sujet défini) », hamza est la dernière lettre (et non le dernier phonème). En effet, le u final est la voyelle casuelle, qui n'est pas prononcée dans la conversation courante ; ce pourrait d'ailleurs être un tanwīn : سَمَاءٌ.Hamza à l'initiale
Hamza à la finale
Hamza au milieu du mot
Hamza instable
La hamza dite « instable » n'apparaît qu'à l'initiale ; elle représente toujours le son [ʔ] suivi d'une voyelle mais à la différence de la hamza stable, l'instable ne se manifeste que si le mot qui la porte est en début de phrase ou après une pause. Ailleurs, la hamza et sa voyelle sont élidées.
Hamza instable à l'initiale
Généralement, on ne l'écrit pas mais on garde le ʾalif de support. Comme aucun mot ne commence par une voyelle, un ʾalif seul ne peut que porter une hamza instable et sa voyelle ; dans un texte vocalisé, on peut noter la voyelle sans la hamza, voire écrire les deux (plus rarement) : ʾal, « le, la », s'écrit le plus souvent ال, sinon اَل, et dans les ouvrages didactiques أَل. La graphie اَل ne doit cependant pas faire penser que le mot se prononce al.Hamza instable élidée
Ailleurs qu'en début d'énoncé ou qu'après une pause, la hamza est élidée avec sa voyelle. L'écriture, cependant, continue à la noter au moyen du ʾalif waṣla : ٱ, qui ne porte jamais de voyelle, puisque celle-ci est aussi amuïe. De plus, toute voyelle longue qui précède une hamza élidée est abrégée, sans que l'écriture ne le montre : فِي fī, « dans » suivi du syntagme أَلْفُنْدُق ʾal-funduq, « l'hôtel », s'écrit فِي ٱلْفُنْدُق, prononcé fi l-funduq alors qu'il est en réalité écrit fī al-funduq. De manière plus courante, la graphie sera في ٱلفندق voire, encore plus couramment, في الفندق, sans waṣla.Mots portant une hamza instable
La hamza instable se rencontre principalement :
La hamza instable peut même ne pas être écrite pour les mots إِمْن ʾibn, « fils » et إِسْمِ ʾismi « nom ». Ainsi, la célèbre formule d'ouverture du Coran بِسْمِ ٱللّٰه, bi-smi-l-lāh « au nom de Dieu », s'analyse بِ bi (particule de serment) suivi de إِسْمِ ʾismi, « nom », de l'article défini أَل ʾal, « le », et de إِلٰه ʾilāh, « divinité ». Les trois derniers mots débutent chacun par une hamza instable élidée, mais seule celle de l'article est écrite, au moyen du ʾalif waṣla.