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On appelle anglicisme un mot ou une locution emprunté(e) à la langue anglaise et utilisé(e) dans une autre langue, sans être encore bien intégré(e) dans le vocabulaire de celle-ci. Un anglicisme bien intégré sera plutôt qualifié d'emprunt. On parle aussi dans certains cas de calques, c'est-à-dire une traduction terme à terme d'expressions anglaises : gratte-ciel pour skyscrapper (sky veut dire "ciel" et scrap veut dire gratter)
L'usage du français contemporain est marqué par de nombreux anglicismes. Il ne faut pas oublier que si la tendance s'est inversé ces dernières décennies, pendant longtemps la langue anglaise a plus emprunté à la langue française que le contraire, ce qui fait que certains de ces anglicismes dans le français actuel ont été des "gallicismes" en anglais à une certaine époque.
Le nombre et la fréquence des anglicismes varient selon les locuteurs et selon les domaines de spécialité. Certains domaines en regorgent, comme l'économie, mais surtout l'informatique. Celle-ci, du fait de l'hégémonie économique des États-Unis d'Amérique (USA) dans ce domaine, est en effet sujette à de nombreux emprunts à l'anglais (au sabir informatico-anglo-américain), la lingua franca de fait entre les informaticiens du monde entier étant l'anglais. De plus, la plupart des langages de programmation ont un vocabulaire inspiré de l'anglais ce qui fait les programmeurs ont une tendance naturelle à penser en anglais.
De nombreux anglicismes possèdent des équivalents français. Leur emploi n'est donc pas motivé par une lacune du lexique français et un réel "besoin de désignation", mais procède plutôt d'un effet de mode ou d'imitation (moteur essentiel du changement linguistique en général).
Les anglicismes sont nombreux dans les pays où le français est en contact quotidien avec l'anglais (pays bilingues comme le Canada) ou qui ont été occupés par un pays anglophone (comme le Japon). La Belgique étant un pays essentiellement bilingue, le gouvernement utilise parfois des anglicismes : d'une part, cela évite d'utiliser des termes néerlandais ou français qui pourraient favoriser l'une ou l'autre communauté, d'autre part certains ministres ne maîtrisant pas bien l'autre langue, l'anglais permet alors de s'exprimer plus facilement
Quelques anglicismes et leurs équivalents français :