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On nomme apôtres les douze disciples choisis par Jésus-Christ dont les Évangiles nous disent qu'ils l'accompagnaient de son vivant et auraient témoigné de sa résurrection. Ils sont également listés dans le livre des Actes des Apôtres. Ils sont plusieurs fois désignés de façon collective comme "les douze", nombre que retient la Tradition.
Les évangiles parlent d'un groupe d'apôtres, leurs noms et leurs rôles varient en fonction de l'Évangile consulté. Matthieu, Marc et Luc donnent une liste alors que l'évangile de Jean ne la contient pas en tant que telle.
On appelle par extension "apôtre" quelques disciples importants des premières années du christianisme et notamment Matthias, Paul et Barnabé.
| Table of contents |
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2 commentaires 3 Voir aussi |
| Marc | Luc | Matthieu | Jean | Actes |
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| total=13 | total=13 | total=12 | total=7 | total =11 puis 12 |
À cette liste les Actes des Apôtres ajoutent Matthias, successeur de Judas après sa trahison.
L'Église universelle enseigne le plus souvent que les apôtres, pour la plupart sont des hommes peu lettrés (ouvriers, artisans...). Les exégètes nous montrent une autre vision de la société juive du premier siècle : l'ouvrier n'existait pas au sens que nous lui donnons aujourd'hui. En revanche, le journalier prêtait ses bras en morte saison (voir la parabole des ouvriers de la 11ème heure). Le travail ouvrier (au sens que nous donnons à ce mot de nos jours) était réalisé par des esclaves. De ce fait, l'artisan est un homme de la classe moyenne, propriétaire de son atelier ou de son bâteau. Le charpentier y joue le rôle d'un architecte et, chez les Samaritains, il est censé être doté de pouvoirs prophétiques ou miraculeux.
Contrairement aux textes, la tradition interprétative retient le nombre de 12, en référence aux 12 tribus d'Israël et pour rappeler les 12 petits prophètes. Aucun nombre ne doit être pris au pied de la lettre dans l'ancien comme dans le nouveau testament : tous ont un sens symbolique. Voir Gematria
Selon la catéchèse, Thomas, dit le Dydime, c'est-à-dire le jumeau (les évangiles ne précisent pas de qui il était le jumeau) fut celui qui est resté célèbre pour avoir douté de la résurrection du Christ alors que les autres croyaient : « Si je ne vois pas la marque des clous, si je ne mets pas la main dans le côté percé par la lance, alors non, je ne croirais pas qu'il est ressucité ! » Jésus lui apparaîtra une semaine plus tard et lui dira : « Avance, met ta main dans mon côté. Heureux celui qui croit sans avoir vu ! » Judas Iscariote (à ne pas confondre avec l'autre Judas qui est parfois nommé Thadée) est celui qui livra son maître au pouvoir juif pour 30 pièces d'argent afin qu'il soit mis à mort.
Selon l'interprétation catholique Pierre fut nommé (par Jésus lui-même) premier responsable de l'Église. Les papes sont ses successeurs en tant qu'évêques de Rome. Jean-Paul II qui est le 263e pape, est donc le 263e successeur de Pierre (l'apôtre) en tant qu'évêque de Rome, soit le 264e évêque de Rome.
Les surnoms, courants à cette époque, (Thomas ou "Dydime", Joseph dit "Barsabbas" ou "Justus", "Boanergès" : les fils du tonnerre, etc ...) sont insuffisants pour faire une discrimination correcte ; en effet, les personnages ne sont jamais désignés uniquement par le surnom. Ce qui est compris comme surnom peut tout aussi bien être une apposition explicative sur le caractère du personnage ou sur son nom. C'est le cas pour Thomas, par exemple, car Thomas est la translitteration de la racine araméenne signifiant jumeau tandis que Dydime est le mot grec de même sens.
Matthieu (Mat-Yav) et Nathanaël signifient tous les deux « don de Dieu » et le nom des personnages bibliques n'est jamais donné au hasard.
Selon la critique radicale, le martyr pour la foi semble être une ré-écriture de l'histoire. Furent systématiquement poursuivis et condamnés à mort tous les militants nationalistes. Ainsi, est-ce le cas de Rabbi Akiba, contemporain de Jésus qui prit fait et cause pour les révoltés de Massada. Quant à Luc, on n'en sait strictement rien. On raisonne en tenant pour bon que le Luc auteur de l'évangile qui porte son nom et des Actes des Apôtres sont le Luc signalé dans le récit des évangiles.
On n'arrive même pas à situer un personnage du nom de Lucius ou Lucanus dans l'entourage de Paul, dont les actes montrent qu'il en était familier. Les deux seules choses dont on soit à peu près certain à propos du rédacteur sont les suivantes :
1-La critique textuelle montre que le mot grec ekklesia ne prend le sens de bâtiment qu'à compter du IIIe siècle de notre ère. Le texte grec de l'évangile, écrit vers 70 ne peut donc avoir connu ce sens qui apparaît 2 siècles plus tard ; pourtant, il parle de construire (utilisant là le mot concret du maçon qui montre que le mot ekklesia est compris comme bâtiment) sur cette pierre. L'aspect métaphorique de l'expression est signalé par la construction "epi+datif" (utilisant au mot pierre un datif). Le cas de déclinaison ordinaire derrière la préposition epi- est l'accusatif (cas du complément d'objet). L'emploi inusité du datif derière cette préposition suggère qu'il n'y aurait pas de fondation. Il faudrait donc que Jésus s'exprimât comme un grec du 3ème siècle de notre ère alors qu'il vivait au 1er siècle.
2-cette nomination n'est évoquée que dans le texte de Matthieu et absente des autres évangiles. Cette nomination est scrupuleusement présente dans tous les manuscrits de Matthieu qui nous sont parvenus et dont aucun ne daterait de la période de rédaction. Ce passage recopié sans variante serait le signe d'une tradition courte.
On pense donc dans certains milieux exégétiques (Rudolph Bultmann en 1942, François Refoulé o.p., 1988) à une interpolation à la toute fin du troisième siècle qui correspond au moment où le métropolite de Rome revendique la primauté sur ses collègues papes d'Alexandrie et de Constantinople. Certains pensent à deux interpolations, l'une du IIIe siècle et l'autre du VIe siècle.commentaires
Selon les évangiles
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Pierre et André, ainsi que Jacques et Jean étaient des pêcheurs sur les bords de la mer de Galilée. Ils furent appelés par Jésus qui passait alors qu'ils étaient en train de travailler. Jacques et Jean sont deux frères. Jean était le plus jeune des apôtres. C'est également le seul qui ne soit pas mort martyr, c'est-à-dire mort pour sa foi en Jésus. C'est le quatrième des évangélistes avec Matthieu (un des douze apôtres), Marc (un ami de Pierre) et Luc (un médecin grec très lettré, ami de Jean et de la Sainte Vierge, la mère de Jésus). Barthélemy était sans doute le seul à avoir fait des études bibliques. Il est parfois nommé Nathanaël.Selon l'exégèse
L'assimilation d'un apôtre à un autre est sujette à caution. Matthias, graphie grecque pour Matthieu est-il bien Lévy ou est-il Matthieu ? Associer Nathanaël à Barthélemy va contre l'étymologie. La vraisemblance, basée sur la rumeur, est insuffisante en la matière.
Matthieu est supposé avoir été collecteur d'impôt (publicain au service des Romains) avant que Jésus ne l'appelle. Au IIe siècle de notre ère, on lui attribuera, le premier Évangile, qu'on suppose adressé au peuple juif. En fait, Augustin, auteur d'une première datation des évangiles le place en premier parce qu'il était le plus connu en Occident. Il s'est trompé : cet évangile est le plus tardivement rédigé parmi les synoptiques, probablement à partir de 70 ap. J.-C. On n'a pas la moindre idée de l'auteur mais quatre rédacteurs successifs peuvent être distingués par la critique textuelle. La critique radicale montre que l'un des rédacteurs de selon Matthieu vécut probablement en Palestine et ce serait le seul danns ce cas parmi les rédacteurs des évangiles.Rôle de Pierre
Cette nomination de la bouche de Jésus n'est pas possible pour les raisons suivantes :