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L'oeuvre et son influence
Son oeuvre nous est parvenue sous forme de notes de cours, ce qui explique le caractère parfois inintelligible de certains de ses écrits. C'est une oeuvre encyclopédique, qui tente de totaliser le savoir. On a pu considérer Aristote comme la synthèse incarnée de toute la culture philosophique et scientifique grecque. Platon l'appelait ainsi le lecteur.
Après sa mort, malgré de nombreux continuateurs (cf. Théophraste), certains travaux d'Aristote subirent une eclipse inexpliquée ; des ouvrages furent perdus et la Métaphysique ne fut éditée que très tardivement. Au Moyen-Âge, sa philosophie spéculative fut redécouverte, dans un contexte de rivalités d'écoles, grâce aux philosophes Arabes (en particulier à Averroès), et traduite mot à mot en latin par Albert le Grand et par Guillaume de Moerbeke, proche de Thomas d'Aquin. La philosophie aristotélicienne, transformée par Thomas en doctrine officielle de l'Église catholique, devint alors la référence scientifique et philosophique de toute réflexion sérieuse, donnant ainsi naissance à la scolastique et au thomisme. Son succès fut si grand qu'on le nommait simplement le Philosophe.
Division de sa philosophie
Sa philosophie se divise en trois parties ; cette division est remarquable, car elle diffère de la division habituellement reçue (logique, physique, éthique) : la philosophie théorétique, la philosophie pratique et la philosophie poétique. La partie théorétique se divisent à son tour en physique, mathématique et théologie ; la philosophie pratique en économique, éthique et politique ; la poétique comprend toutes les activités qui produisent une oeuvre.
La logique
Les recherches d'Aristote dans le domaine de la logique lui ont permis d'inventer la théorie du syllogisme (raisonnement en grec) : il a répertorier l'ensemble des syllogismes dans les Premiers Analytiques. Pour un exposé complet de la théorie du syllogisme voyez à cet article.
Le statut de la logique dans la pensée aristotélicienne n'est pas connue ; est-elle un organon (instrument, outil) ou une propédeutique ? Nous ne le savons pas. Il semble que la logique devait permettre à ses yeux d'inventer des raisonnements producteurs de savoir ; néanmoins il en use très rarement. Il est donc possible qu'Aristote entendait en réalité mettre le savoir déjà constitué sous la forme systématique du syllogisme. Mais ce n'est là qu'une hypothèse.
Si la logique d'Aristote fut longtemps dominante, développée et perfectionnée au Moyen-Âge, elle n'est pas la seule logique de l'Antiquité ; il existe aussi une logique stoïcienne, très différente dans ses principes (voyez à Stoïcisme).
Le mot métaphysique n'est pas connu d'Aristote. Il correspond pour nous à la partie de la philosophie aristotélicienne qui porte sur les manières de dire l'être. Dans les Catégories, Aristote divise en dix genres ces manières : substance (ousia), qualité, quantité, relatif, lieu, position, action, passion, avoir. Cette catégorisation est l'ancêtre des catégories de l'entendement de Kant. Cette liste est variable et semble devoir être complétée par d'autres concepts, tels que être en puissance ou en acte.
Mais la question fondamentale de sa métaphysique est la question de l'être en tant qu'être, c'est-à-dire la question de la substance. Selon lui en effet, toute métaphysique se réduit à la question suivante : qu'est-ce que la substance ? Le livre Z de la Métaphysique cherche à répondre à cette question.
La métaphysique
Politique et morale
Poétique
L'oeuvre scientifique
La physique
La biologie
Ayant décrit de nombreux animaux, tout en tenant en compte leurs relations avec les autres êtres vivants, Aristote est considéré comme l'inventeur de la biologie.Liste des oeuvres