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L'objectif premier est d'introduire une Taxe Tobin sur la spéculation financière. Attac s'intéresse maintenant à tous les éléments qui se rapportent à la mondialisation, surveillant les décisions de l'OMC, de l'OCDE ou du FMI. Elle est présente à toutes les réunions du G8 pour en dénoncer l'absence de démocratie.
Bien qu'Attac dénonce le néolibéralisme, qui régit le fonctionnement de l'économie mondiale, il ne s'agit pas d'antimondialisation mais plutôt d'encourager des politiques économiques respectueuses des aspects sociaux et environnementaux. Un des slogans d'Attac est "le monde n'est pas une marchandise".
Historique
En décembre 1997, Ignacio Ramonet écrit dans Le Monde diplomatique un éditorial (« Désarmer les marchés ») prônant l'établissement de la taxe Tobin et souhaite créer pour cela une organisation autour de cette taxe. ATTAC est créée le 3 juin 1998 au cours d'une assemblée constitutive. Depuis ATTAC est présente dans près de 50 pays. En France, des hommes politiques de droite comme de gauche sont adhérents à l'association.
Elle fonctionne sur un principe décentralisé : des associations locales organisent des réunions, des conférences, rédigent des documents qui se veulent des contre-argumentaires au discours néo-libéral. Elle vise à formaliser la possibilité d'une alternative à la société néo-libérale voulue par la mondialisation. Elle dispose en France, par arrêté ministeriel, de l'agrément d'association d'éducation populaire.
Les premières critiques sur Attac considéraient celle-ci comme la marque d'un repli identitaire national conduisant à un refus de la mondialisation et donc ne parlant pas au nom des plus pauvres. Depuis que cette association est considérée comme altermondialiste, les critiques d'inspirations libérales considèrent que les politiques proposées par Attac encouragent le protectionisme.
Les principaux thèmes d'Attac sont: