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Les généraux Dumouriez et Kellermann regroupent leurs armées composées de 47 000 soldats professionnels et de volontaires sur le plateau de Valmy adossés à un moulin dans l'attente des 34 000 Prussiens sous le commandement du duc de Brunswick.
Vers treize heures, le brouillard se dissipe. Le général Kellerman lève son épée, surmontée de son chapeau au panache tricolore, et lance le cri de «Vive la Nation». Ses soldats l'imitent et entonnent La Marseillaise.
L'infanterie prussienne monte à l'assaut du moulin mais doit presque aussitôt reculer sous le feu de 36 canons. Pour la première fois depuis le début des hostilités, les Français encaissent l'attaque sans broncher.
Le duc de Brunswick paraît décontenancé par cette résistance et poursuit la bataille avec mollesse. 20 000 boulets sont échangés au total. La canonnade fait en tout et pour tout moins de 500 victimes (300 chez les Français, 184 chez les Prussiens).