|
|

Le bouddhisme est l'une des grandes religions orientales, née en Inde au VIe siècle avant notre ère. Elle est fondée sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Samgha (la communauté des croyants).
Voir l'article Bouddha.
À l'origine, le bouddhisme est une philosophie, devenue par la suite dans certaines écoles une religion, inspirée par les enseignements de celui que l'on nomme le «Bouddha historique», un chef spirituel qui vécut au Ve siècle avant notre ère (les années de sa naissance et de sa mort, ou parinirvāṇa, ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas : dans les pays de tradition pāḷi, la plus ancienne, les dates de 624-544 sont vraisemblables). De son vrai nom Siddhārtha Gautama de la famille Śākya (Siddhârtha Gautama, dit « Shakyamuni », sage des Śākya ; en pāḷi : Siddhattha Gotama), il serait né à Kapilavastu (Uttar Pradesh), de la reine Māyā et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des nobles-guerriers).
La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles, des apparitions divines. Il n'est cependant pas possible de nier qu'une guide spirituel nommé Siddhārtha Gautama ait existé. Le monde hindouiste, à cette époque, était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à ce moment que le jainisme a fait son apparition. Le bouddhisme est d'ailleurs fortement empreint d'hindouisme, duquel il a adopté nombre de concepts, comme le cycle des réincarnations, saṃsāra, ou encore la loi de rétribution des mérites et fautes accomplies au cours du cycle, karman. Le Bouddha souligne bien qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'a pas d'origine divine, mais qu'il est plutôt axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, lequel pourrait être redécouvert par toute personne par ses propres moyens ; le bouddhisme des origines niait même la création du monde par les dieux, la notion d'âme, la rédemption ou la révélation.
trois poisons"">
A cause des trois poisons d'une part, et de la production conditionnée d'autre part, les hommes sont amenés à renaître dans le samsâra (le cycle des renaissances). L'espèce dans laquelle ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à-dire de la valeur morale de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance ("n'en avez-vous pas assez de gorger les cimetières ?" dit un texte). A noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une âme immortelle qui se "réincarne"). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la vérité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », « la libération de la souffrance » ou nirvāṇa.
La voie pour y parvenir repose sur les quatre nobles vérités (cattāri ariyasaccāni), et le noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga).
Il se décompose en trois disciplines :
1) la sagesse (prajnâ):
Pour les theravadins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre vérités (il s'agit de se réveiller du cauchemar à répétition des renaissances successives) et de faire jaillir la vérité. Pour les adeptes du Mahayana en revanche, l'éveil a plus à voir avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha.
L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le nirvâna, puis d'atteindre à sa mort le parinirvâna (extinction complète). Le cycle karmique est donc brisé à jamais.
Selon les statistiques d'Adherents.com, les évaluations du nombre de bouddhistes oscillent entre 230 et 500 millions, généralement autour 350 millions.
Le Bouddha
Le Dharma, ou les préceptes fondamentaux de l'enseignement du Bouddha
Les trois racines du mal, ou "trois poisons"
Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses. Les trois caractéristiques de l'existence
L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skandhas) sont impermanents car soumis eux aussi à la "production conditionnée" (pratîtya-samutpâda), théorie selon laquelle tout a une cause et une conséquence. Pour les bouddhistes, le Moi n'est donc que vacuité (shûnyatâ).Les renaissances
Les quatre nobles vérités
Le noble sentier octuple
2) la moralité, ou la discipline (shîla)
3) la méditation, ou la concentration (samâdhi)
Ce sentier mène tout naturellement à un certain nombre de valeurs et de principes.Les quatre attitudes vertueuses
Les cinq préceptes moraux
L'éveil (bodhi)
Le Samgha
![]() |
Depuis la mort du Bouddha, le Samgha s'est divisé en de nombreux courants et écoles.
Il y a deux branches principales de bouddhisme : le Hînayana (« Petit Véhicule » ou « Petit Groupe », terme parfois péjoratif ; voir aussi Theravâda) et le Mahâyâna (« Grand Groupe » ou « Grand Véhicule »). Le Theravâda, seule branche du "Petit Véhicule" a avoir survécu, correspond au bouddhisme des origines. C'est le plus répandu au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande, et en Indochine, tandis que le Mahâyâna, forme ultérieure et plus populaire, est plutôt répandu en Chine, au Japon, en Corée, et au Tibet. Le Zen est une des subdivisions les plus connues du Mahâyâna. Le tantrisme tibétain ou Vajrayâna est tantôt cité comme une troisième branche de Bouddhisme, tantôt comme un courant du Mahâyâna.
A la mort du Bouddha, le bouddhisme se sépara en plusieurs écoles (appelées nikâya). Des désaccords ne tardèrent pas à survenir, et furent largement constatés lors du troisième concile (vers 250 avant J.-C.), et menèrent à une scission. Les Anciens (Thera), voulaient rester (ou retourner) au plus près des préceptes du Bouddha, quand leurs opposants, réunis au sein de la Grande Assemblée, cherchaient à se démarquer de ce "conservatisme" et à adapter l'enseignement du Bouddha pour le rendre plus accessible. C'est ainsi que se forma le Grand Véhicule (Mahâyâna), tandis que le mouvement adverse fut appelé (de manière péjorative) Hînayâna. Ce dernier se diversifia encore en différentes écoles, dont une seule existe encore : le Theravâda (ce qui explique qu'on emploie aujourd'hui un terme pour l'autre). Il ne faut cependant pas exagérer la rupture, qui du reste s'est faite progressivement (les deux types de moines habitant souvent les mêmes monastères).
Il existe aujourd'hui un certain nombre de mouvements en Asie et en Occident cherchant à « moderniser » le bouddhisme. Bien que ces minorités soient parfois regardées comme déviant des enseignements réels du Bouddha, d'autres soutiennent qu'elles représentent les pensées et la philosophie d'une quantité considérable de bouddhistes, en particulier les jeunesses bouddhistes habitant en Asie. Les principaux mouvement concernés sont le bouddhisme évangélique et le Véhiculisme universel.
Les différents courants du bouddhisme s'appuient sur plusieurs textes compilés après la mort du Bouddha, celui-ci n'ayant rien écrit. Le Mahâyâna en utilise un grand nombre, appelés des sûtra ou « classiques », tandis que les theravâdins se servent des textes les plus anciens, écrits en pāḷi et compilés sous l'appellation Tipiṭaka (en sanskrit Tripiṭaka), les « trois corbeilles », qui comprennent :
Les textes sacrés
Personnages importants du bouddhisme
Personnages historiques ou considérés tels
Personnages contemporains
Articles connexes
Liens externes
Legal - Contacto