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Le bouddhisme theravâda, en pāḷi « doctrine des anciens », sanskrit sthaviravāda désigne, par opposition au Mahâyâna, la doctrine originelle du bouddhisme. Celle-ci ne s'appuie que sur les textes prononcés du vivant du Bouddha (mais compilés souvent bien plus tard), un canon rédigé en pāḷi nommé Triple corbeille, ou Tipiṭaka.
A l'origine, le Theravâda n'était qu'une école du Hînayâna. Mais comme c'est la seule qui a survécu, les deux termes désigent de nos jours le même courant.
Elle explique comment accéder soi-même à la délivrance en devenant un arahant (personne délivrée parce qu'elle a suivi les préceptes du Bouddha sans en avoir une compréhension illimitée et sans être capable de les enseigner), un bodhisattva (personne qui cherche absolument à devenir un bouddha pour enseigner en pratiquant les vertus pāramita) ou un sambuddha (« bouddha parfait », personne qui, possèdant une compréhension parfaite des enseignements du Bouddha, accède à l'éveil et peut enseigner).
Pour la doctrine des anciens, chercher à atteindre l'état d'arahant est suffisant, et seule une minorité est dotée d'assez de volonté pour devenir un bouddha parfait comme le fut le Bouddha. La doctrine des anciens favorise donc l'état de disciple et ne s'occupe pas fondamentalement de venir en aide à autrui ; elle s'adresse en outre principalement aux hommes et aux femmes qui renoncent à la vie laïque, elle ne divinise pas le Bouddha et ne croit pas en l'intercession au moyen de bodhisattva sauveurs. Elle est fortement anti-théiste et rejette l'idée d'un salut obtenu par la seule dévotion et le culte des reliques. Elle considère enfin que seule la parole du Bouddha importe, et non celle des maîtres ultérieurs. Ces raisons ont conduit à ce qu'elle soit qualifiée d'égoïste (d'où le terme d'hînayâna : « véhicule inférieur ») par les tenants de mahâyâna.
Articles connexes
Lien externe
Qu'est-ce que le bouddhisme ?, exposé de l'Union des Bouddhistes de Langue Française.