Burundi

Le Burundi est un pays d'Afrique de l'est.

Burundi ou Republika y'Uburundi

(Détails) (Agrandissement)
Devise nationale : Unité, Travail, Progrès
Langue officielle Kirundi, Français
Capitale Bujumbura
président Domitien Ndayiseye
Superficie
 - Totale
 - % eau
Classé xe
27 830 km²
xx% / Négligeable
Population
 - Totale (2001)
 - Densité
Classé xe
6 223 897 habitants
223 hab/km²
Indépendance
 - Déclarée
 - Reconnue
Événement Xxxx
date
date
Monnaie Franc burundais
Fuseau horaire UTC +/-X
Hymne national Xxxxx
Domaine Internet.bi
Indicatif téléphonique XX

Table of contents
1 Histoire
2 Ethnies
3 Politique
4 (Subdivisions)
5 Géographie
6 Économie
7 Démographie
8 Culture
9 Divers
10 Liens externes

Histoire

Article détaillé : Histoire du Burundi

Les origines et les royaumes

L'Histoire de toute la période pré-coloniale est sujette à caution : des interprétations idéologisées du passé, soit par le colonisateur pour son propre profit, soit par l'une deux principales ethnies ayant pu altérer la réalité historique (si tant est qu'elle existe). Aucune trace écrite n'existant, seules quelques indices peuvent renseigner les historiens de plus la région est loin d'offrir le calme nécessaire à de telles recherches.

Au début de l'Histoire connue de la région, les Twas, que leur petite taille apparente aux tribus pygmées, peuplaient les rives du lac Kivu et vivaient de la chasse. Puis, vers le XIVe siècle sont venus les Hutus, agriculteurs bantous qui défrichent la forêt, puis les Tutsis, pasteurs chamitiques venus du Nord.

Certains mettent en doute la nature du peuplement (mais jamais la présence antérieure des Twas) : l'origine chamitique des Tutsis en particulier est mise en doute par les Hutus, le peuple de Cham étant cité dans la Bible comme issu de Cham, fils de Noé, cela offre aux Tutsis une ascendance des plus prestigieuse.

Pendant les temps royaux, il est généralement admis que les Tutsis par un code à l'avantage des pasteurs s'étaient affirmés comme la caste dominante et gardaient les Hutus sous le joug.

Colonie

En 1890, arrivant de Tanzanie, les Allemands s'installent dans la région des Grands Lacs et signent le 6 juin 1903 un traité de protection avec le mwami Mwezi Gisabo. Au sortir de la première guerre mondiale, les Allemands doivent renoncer à leurs colonies et, lors de la conférence de Versailles en 1919, le royaume de Belgique obtient un mandat sur la province du Rwanda-Urundi, constituée des Rwanda et Burundi actuels. Le colonisateur belge choisit de s'appuyer pour gouverner sur la minorité tutsie en laissant les Hutus et Twas dans des emplois subalternes, sur l'évangélisation des autochtones et la transformation du mwami en potiche.

L'indépendance

Aux législatives du
18 septembre 1961, les Burundais choissisent l'UPRONA (Union pour le PROgrès NAtional), fondée en 1958, qui emporte 58 des 64 sièges de la nouvelle assemblée. L'indépendance du pays est proclamée le premier juillet 1962 : ce jour est choisi pour célébrer la fête nationale.

Le temps des massacres I

En
1965 le premier ministre hutu Pierre Ngendandumwe est assassiné . Le colonel Michel Micombero prend le pouvoir le 28 novembre 1966 et abolit la monarchie du mwami Ntare V qui vient de déposer son père Mwambusta IV le 8 juillet et proclame la République. 1972, tentative de génocide contre les Tutsis, le conflit se transforme en guerre civile avec une tentative de coup d'État puis se termine par le massacre de dizaines de milliers de Hutus. 1976 Col. Jean-Baptiste Bagaza P., paix relative

La transition

Après les massacres de
1988 et pour éviter d'autres bains de sang, le major Buyoya décide de lancer le pays dans une transition politique. En 1992, l'UPRONA perd son statut de parti unique et le premier juin 1993 les premières éléctions pluralistes ont lieu dans le pays indépendant : Buyoya perd la présidentielle face au candidat du FroDéBu (Front pour la Démocratie au Burundi) Melchior Ndadaye. Le 26, les législatives confirment la tendance et le FroDéBu devient majoritaire à l'assemblée. Le 10 juillet, Sylvie Kinigi est nommée première ministre. Les Tutsis qui avaient la mainmise sur l'appareil d'État depuis longtemps (au moins depuis la colonisation) alors qu'ils ne représentent que 15% de la population prennent peur du pouvoir que gagnent, de manière légale, les Hutus ; d'autant plus peur qu'après avoir été considérés comme des êtres inférieurs, les Hutus veulent une revanche . De plus les Tutsis considèrent le pouvoir comme un de leurs attributs et refusent que de simples Hutus puissent gouverner. Peur, revanche, mépris...

Le temps des massacres II

Le
21 octobre, après plusieurs tentatives, les militaires tutsis réussissent leur coup d'État et exécutent le Président Ndadaye avec 6 de ses ministres. Le pays s'embrase en violences ethniques : la population hutue dirigée par les autorités locales massacre les tutsis et, en passant, les upronistes hutus, considérés comme traîtres. L'armée, au mains des tutsis, réprime tout aussi durement. Le 14 janvier 1994, alors que Bujumbura vit au rythme des massacres, Cyprien Ntaryamira du FroDéBu est nommé Président de la République pour calmer la situation, le Premier ministre reste Sylvie Kinigi jusqu'à la nomination d'un Uproniste, Anatole Kanyenkiko à ce poste le 11 février pour diriger un gouvernement d'union nationale. La situation se stabilise sur un champ de désolation : 800 000 exilés et 180 000 déplacés à l'intéieur du pays. Mais on n'arrête pas un pays qui gagne : le 6 avril 1994 l'avion qui ramenait le Président Ntaryamira ainsi que son collègue rwandais Juvénal Habyarimana est détruit en plein vol par un missile (qui était visé ?, qui a tiré ? restent des questions sans réponse claire). Sylvestre Ntibantuganya est nommé Président intermédiaire , le pays évite de sombrer dans le génocide qui ravage son pays frère, le Rwanda. Le major Pierre Buyoya reprend le pouvoir par un coup d'État le 25 juillet 1996.

L'espoir d'Arusha

Le 28 août 2000 est signé à Arusha, Tanzanie et sous l'égide de Nelson Mandela un accord de paix . L'Afrique du Sud envoie 700 militaires pour veiller à la mise en place de l'accord et assurer la sécurité des membres de l'opposition de retour d'exil. Le 10 janvier 2001 une assemblée nationale de transition est élue et son Président est Jean Minani, président du FroDéBu. L'accord d'Arusha entre en vigueur le premier novembre 2001 , il prévoit, en attentant des élections législatives et municipales pour 2003 et présidentielles en 2004, une période de transition de 3 ans avec pour les 18 premiers mois, le major Buyoya à la présidence et Domitien Ndayiseye du FroDéBu au poste de vice-président avant que les rôle ne soient échangés. Les différents portefeuilles du gouvernement sont partagés entre UPRONA et FroDéBu. Le 4 février 2002, le Sénat de transition élit l'Uproniste Libère Bararunyeretse à sa présidence.

Le bourbier

Malgré les critiques du comité de suivi des accords d'Arusha à l'encontre du gouvernement, en particulier en ce qui concerne la modification de la composition ethnique de l'armée et de l'administration i.e. une dé-tutsiification de ces deux institutions, l'exécutif hutu-tutsi fonctionne. Le 7 juillet 2003, les forces des FNL-FDD (Forces de Libération Nationales-Forces de Défense de la Démocratie, hutues) attaquent Bujumbura ; 40000 habitants fuyent la capitale.

Ethnies

Les Twas ne représentent plus que 1% de la population burundaise mais n'ont jamais souffert de génocide, ils sont toutefois considérés par les 2 autres ethnies come 'impurs' : on ne doit ni boire, ni manger avec eux. En contrepartie ils bénéficient d'une liberté de parole dans la société (même du temps des mwamis) , ils peuvent être comparés aux fous des cours royales européennes du
Moyen Âge.

Les deux autres ethnies du Burundi sont les Hutus et les Tutsis, mais cette vision n'est pas exempte d'interprétation idéologique : au-delà de la notion d'ethnie, sujette à débat dans la communauté africaniste, beaucoup voient dans les Hutus et Tutsis un peuple de même origine que seule une différence de classe entre les pasteurs tutsis et les agriculteurs hutus sépare.

Politique

Article de fond : Politique du Burundi

(Subdivisions)

Article de fond : (Subdivisions) du Burundi

Géographie

Article de fond: Géographie du Burundi

Économie

Article de fond : Économie du Burundi

Démographie

Article de fond : Démographie du Burundi

Culture

Article de fond : Culture du Burundi

Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques

Divers

Population: 6.223.897 habitants (en 2001). 0-14 ans: 46,82 %; 15-64 ans: 50,37 %; + 65 ans: 2,81 %
Superficie: 27.830 km²
Densité: 223 hab/km²
Frontières terrestres: 974 km (
Tanzanie 451 km; Rwanda 290 km; République Démocratique du Congo 233 km)
Littoral: 0 km
Extrémités d'altitude: + 772 m > + 2.670 m
Espérance de vie des hommes: 45 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes: 47 ans (en 2001)
Taux de croissance de la pop.: 2,38 % (en 2001)
Taux de natalité: 40,13 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité: 16,36 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile: 70,74 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité: 6,2 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration: 0 ‰ (en 2001)
Indépendance: 1er juillet 1962 (ancien protectorat belge leur accordé par l'ONU)
Lignes de téléphone: 16.000 (en 1997)
Téléphones portables: 600 (en 1997)
Postes de radio: 440.000 (en 1997)
Postes de télévision: 25.000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet: 2.000 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet: 1 (en 2000)
Routes: 14.480 km (dont 1.028 km goudronnés) (en 1996)
Voies ferrées: 0 km
Voies navigables: 0 km
Nombre d'aéroports: 4 (dont 1 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Liens externes


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