Calendrier de l'Égypte antique

Le calendrier de l'Égypte antique, (également appelé Calendrier nilotique) est axé autour des fluctuations du Nil et a comme but premier la régulation de l'agriculture au cours de l'année. Les égyptiens définissaient d'ailleurs l'année comme « le temps nécessaire pour une récolte » et le hiéroglyphe qui la représentait était composé d'une jeune pousse et d'un bourgeon (rempit).

Les égyptiens utilisèrent d'abord un système basé sur les phases réelles de la Lune, mais supplantèrent rapidement ce système par un système arbitraire utilisant des mois civils, et divisant l'année en 3 saisons basées sur la crue du Nil et ses impacts sur l'environnement :

L'année égyptienne comptait 365 jours découpés en 3 saisons de 4 mois de 30 jours chacun. Les 5 jours (6 jours les année bissextile à partir de l'époque romaine) restant étaient appelés les jours épagomènes et étaient ajoutés à la fin du calendrier, entre le dernier jour de la saison Chemou et le nouvel an. Ils célébraient la naissance des grands dieux d'état que sont, dans l'ordre, Osiris, Horus, Seth, Isis et Nephtys. Chaque mois était découpé en trois périodes de dix jours, les décans. Les journées avaient une durée de vingt-quatre heures.

Les mois de l'année par saison :

Note : Les noms des mois sont donnés en langue copte avec leurs équivalant hiéroglyphique au Nouvel empire.

La fête célébrant la nouvelle année correspondait au jour de la crue annuelle du Nil, événement majeur pour les égyptiens de l'Antiquité puisqu'elle permettait l'enrichissement du sol asséché par une période de grande chaleur Chemou, littéralement « chaleur ». De l'importance de la crue dépendait la qualité des récoltes. Une crue trop faible pouvant entraîner une famine alors qu'une trop fort pouvais causer des inondations dévastatrices. Bien évidement, la date de cet événement (dépendant de paramètres climatiques complexes) variait grandement d'une année à l'autre et ne correspondait pas au nouvel an du calendrier civil. La crue intervenait peu de temps après le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius) dans le ciel égyptien, elle y est donc étroitement associée. Si le lever héliaque de l'étoile Sothis est un phénomène plus ou moins fixe (légèrement variable suivant la précession des équinoxes) au cours d'une année solaire (année d'environ 365¼ jours), le nouvel an du calendrier égyptien (année de 365 jours), lui, est dit « mobile ». En fait, le décalage entre l'année solaire et l'année civile était d'environ un jour tout les quatre ans. Il fallait donc 1460 ans (365x4) pour qu'un événement du calendrier égyptien coïncide de nouveau avec un événement du calendrier solaire. C'est ainsi que, théoriquement, tout les 1460 ans, le nouvel an du calendrier égyptien coïncidait avec le lever héliaque de l'étoile Sothis. Ces années, ainsi que celles où le nouvel an coïncidait avec l'inondation, étaient considérées comme extrêmement bénéfiques et étaient souvent immortalisé sur les bas reliefs. Ces faits permettent de dater assez précisément les règnes de certains pharaons. Ces période de 1460 ans est appelé période sothiaque.

Bien que ayant abandonné très tôt un système de calendrier astronomique pour un système civil, les égyptiens de l'Antiquité ne se sont pas pour autant désintéressés de l'astronomie, bien au contraire. On leur doit notamment les plus anciennes cartes du ciel connues et l'on sait qu'ils avaient une connaissance très approfondie des phénomènes astronomiques basée sur l'observation quotidienne et méthodique des astres.

Les astronomes grecs empruntèrent ce calendrier aux égyptiens et il fut utilisé jusqu'à la fin du Moyen-Âge.


Calendrier | Égypte antique | Akhet ~ Peret ~ Chemou




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