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Ce calendrier était présenté ainsi par Alfred Jarry :
(...)L'ère 'Pataphysique commence le 8 septembre 1873, qui d'ores en avant prend la dénomination de 1er du mois Absolu An 1 E.P. (Ere 'Pataphysique), et à partir de quoi l'ordre des 13 mois (douze de 28 jours et un de 29) du Calendrier 'Pataphysique est fixé comme suit:
Toutefois, pour diverses et accessoires commodités, dix furent qualifiées de Fêtes Suprêmes Premières, qu'on subdivisa en Fêtes Suprêmes Premières Premières (au nombre de deux) et en Fêtes Suprêmes Premières Secondes; vingt-deux de Fêtes Suprêmes Secondes; quarante et une de Fêtes Suprêmes Tierces et toutes les autres de Fêtes Suprêmes Quartes.
Outre ces Fêtes étaient établies au nombre de trente-neuf des Vacuations, inconnues jusqu'ici dans tous les autres Calendriers.
Enfin grâce à l'institution du mois de 28 jours et du jour hors-semaine (le 29 Gidouille et, les ans bissextiles, le 29 Gueules), on put obtenir des mois réguliers dans leur structure (et par là un Calendrier Perpétuel), étant donné que la semaine devait demeurer septénaire. Il n'eût point été congruent, en effet, de modifier une disposition hebdomadaire aussi antiquement et divinement 'pataphysique, non plus d'ailleurs (et pour la même raison) que de transformer le nom de ces sept jours. Aussi, la plupart des Fêtes Tierces, Secondes ou Premières purent-elles être fixées aux 1er, 8, 15 de chaque mois, c'est-à-dire aux dimanches, et le 22, nombril 'pataphysique du mois, dût resplendir d'une Fête Suprême au moins Seconde.
L'Œuvre semblait terminé, lorsqu'à la dernière séance de la Rote, Sa Magnificence, pour parfaire tant de précellente 'pataphysique, proposa, ce qui fut ratifié à l'unanimité, de créer des jours imaginaires et hors semaine, qui cloraient les mois et amèneraient le nombre de leurs jours à 29, qui est premier. L'année (bissextile ou non) comprendrait donc 377 jours. Ainsi à une symétrie intégrale s'unissait une irrationnalité qui frisait la licence. Ce jour supplémentaire et mensuel était tout naturellement l'hunyadi d'Alfred Jarry et les hunyadis réels de Gidouille et (les années bissextiles) de Gueules prenaient le nom d'hunyadi gras. (...)