|
|
Ce genre de structure est donc généralement l'œuvre de régimes dictatoriaux. On peut citer parmi les plus connus les camps nazis et les goulags soviétiques. Les premiers camps de concentration furent créés par les Anglais en Afrique du Sud durant leur guerre contre les Boers (1899-1902) ; ils y enfermaient les femmes et les enfants des Boers qui se livraient contre eux à une guérilla.
À noter que les camps de concentration ne sont apparus qu'après l'invention du fil de fer barbelé, qui permet d'enceindre de grandes surfaces pour un coût sans commune mesure avec les moyens de détention classique tels les prisons.
On doit souligner le caractère très moderne de cette pratique, le traitement historiquement ordinaire pour résoudre le même type de conflit étant plutôt la réduction en esclavage ou la simple mise à mort immédiate (voir génocide).
L'objectif d'un camps de concentration peut être par exemple (et sans que ces différents objectifs soient exclusifs) de
Les prisonniers y sont souvent : séparés de leurs proches, gardés dans des conditions précaires et difficiles, mal nourris, forcés à travailler et maltraités par les gardiens. La mortalité y est donc élevée.
Parmi les camps de concentration nazis, certains devinrent des camps d'extermination.
| Table of contents |
|
|
Contrairement aux camps de concentration les Bagnes et les Katorgas faisaient partie du système judiciaire ordinaire de la France et de la Russie impériale, mais en partage les autres caractéristiques:
Voir aussi :
Bagne et Katorga
Les bagnes furent installés dans les ports comme Toulon pour fournir des rameurs sur les galères puis dans des territoires comme la Guyane.
Les katorgas furent installés en Sibérie et dans les zones peu peuplées de l'extrème orient russe donnant à ces contrées une mauvaise réputation de punition.
Relégation (en France)
La relégation a été créée par la loi du 27 mai 1885 et a fonctionné en Guyane jusqu'en 1939, et, ensuite, c'est l'île de Ré qui a pris la relève. Elle était automatique pour les multirécidivistes jusqu'à la loi du 3 juillet 1954, mais a subsisté-comme facultative-jusqu'en 1970, où elle a été remplacée par la tutelle pénale jusqu'en 1981. C'est cette relégation qui a inspiré la très belle chanson de Léo Ferré et Pierre Seghers, Merde à Vauban.