|
|

Né à Lille, de Gaulle était le fils d'un enseignant et fut formé à l'École militaire de Saint-Cyr. Il fut diplômé en 1912 et rejoignit l'infanterie.
| Table of contents |
|
2 Seconde guerre mondiale 3 La traversée du désert 4 Crise en Algérie 5 Président de la République 6 Bibliographie 7 Liens externes |
Durant la Première Guerre mondiale, il fut fait prisonnier en mars 1916 durant la bataille de Verdun.
Une fois la guerre finie il resta dans l'armée, faisant partie de l'entourage du général Weygand et ensuite de celui du maréchal Pétain. Il appuyait fortement les idées nouvelles de troupes mécanisées et de divisions blindées spécialisées.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, il était colonel ; en mai 1940, il était général de brigade et commandait la 4e division blindée en Alsace. Le 6 juin 1940, Paul Reynaud le nomma sous-secrétaire d'État à la guerre. En tant que membre du cabinet il s'opposa à l'armistice et quitta la France pour l'Angleterre le 15 juin lorsque le maréchal Pétain prit le pouvoir (il désapprouvait la politique de Pétain qui cherchait à signer l'armistice avec les Allemands). De Londres, il forma et dirigea les Forces françaises libres.
Le 18 juin, de Gaulle se préparait à parler au peuple français via la BBC, depuis Londres. Le cabinet britannique tenta de s'y opposer, mais Churchill le soutint. Depuis la France, l'appel du 18 Juin put être entendu à 19 heures. Depuis ce jour, cela demeure l'une des plus célèbres allocutions de l'histoire de France.
En France, de Gaulle fut condamné par contumace à la peine de mort en juillet 1940 pour trahison. Travaillant avec la résistance française et actif dans les possessions coloniales françaises en Afrique, suivant le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, de Gaulle installa son quartier général à Alger en mai 1943. Il créa le Comité de libération nationale et fut bientôt à sa tête.
Après la guerre, il fut brièvement président du gouvernement provisoire à partir d'octobre 1945 mais il démissionna en janvier 1946, s'impatientant et désapprouvant la constitution de la Quatrième République. En 1947, il fonda un mouvement politique, le RPF (rassemblement du peuple français) afin de transformer la scène politique française mais il se retira de nouveau en 1953.
A la suite des échecs de la Quatrième République en Indochine et la crise constitutionnelle concernant l'Algérie, le 1er juin 1958, de Gaulle fut nommé président du conseil et obtint des pouvoirs étendus. Il utilisa cette opportunité pour faire rédiger une nouvelle constitution. En septembre, un référendum approuva la nouvelle constitution à 83%, créant ainsi la Cinquième République. En novembre, de Gaulle gagna les élections législatives et obtint une confortable majorité. En décembre il fut élu Président de la République avec 78% des voix, au suffrage indirect.
En septembre 1962, il proposa d'amender la constitution afin de permettre au Président d'être élu au suffrage direct. Suite à une motion de censure de l'Assemblée nationale, il la fit dissoudre et provoqua de nouvelles élections. Les gaullistes obtinrent une nouvelle majorité encore renforcée. Le premier ministre Michel Debré fut remplacé par Georges Pompidou. La réforme de la constitution eut lieu, malgré l'opposition du Parlement.
En 1965, il fut réélu Président de la République pour un nouveau mandat de 7 ans, mais seulement au second tour de l'élection, mis en ballottage par François Mitterrand. Ses adversaires lui reprochaient son nationalisme et tiraient arguments d'une conjoncture économique déprimée en France. Internationalement, de Gaulle continua à promouvoir l'indépendance de la France : il refusa à la Grande-Bretagne l'entrée dans la CEE, il condamna la guerre américaine au Viêt Nam ainsi que l'attaque israélienne lors de la guerre des six jours, et en 1967 la France se retira de l'OTAN, tout en restant membre de l'Alliance atlantique.
Lors d'une visite d'état au Canada en 1967 afin de célébrer les 100 ans de la nation, de Gaulle provoqua l'indignation des fédéralistes lorsqu'à Montréal, devant une foule de plus de 100 000 Québécois, il déclara : « Vive le Québec libre ! ». Cela déclencha une crise avec le gouvernement canadien et il inspira de nombreux membres du Front de Libération du Québec. À la suite du discours de de Gaulle, le premier ministre canadien, Lester B. Pearson, annula unilatéralement la visite prévue à Ottawa et lui demanda de quitter le pays.
Les manifestations durant les grèves de 1968 furent un autre défi. De Gaulle était prêt à accepter certaines des revendications des manifestants. Il voulut faire approuver les réformes par référendum mais Georges Pompidou le persuada de dissoudre plutôt l'Assemblée nationale. Les élections de juin 1968 furent un grand succès pour les gaullistes qui obtinrent 358 des 487 sièges. Georges Pompidou fut remplacé par Maurice Couve de Murville au mois de juillet.
Après l'échec d'un référendum sur le transfert de certains pouvoirs aux régions, dans lequel il avait mis tout son poids, de Gaulle démissionna le 28 avril 1969. Il se retira à Colombey-les-Deux-Églises où il mourut le 9 novembre 1970.
De nombreuses rues et bâtiments publics portent son nom en France. En particulier la place de l'Étoile à Paris ainsi que l'aéroport Roissy - Charles de Gaulle. Son nom a également été donné au dernier porte-avions en date, le Charles de Gaulle.
Première guerre mondiale
Seconde guerre mondiale
Appel du 18 juin
La traversée du désert
Crise en Algérie
Président de la République

Bibliographie
Liens externes