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| Table of contents |
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2 De la révolution au 18 brumaire 3 Le 18 brumaire et ses suites 4 Liens externes |
Jeunesse et période précédant la Révolution
Quatrième fils de Paul Lebrun, petit propriétaire exploitant et de Louise Le Cronier, il fut éduqué comme ses sept autres frères par un abbé et une parente leur donnant une instruction rudimentaire, avant de l'envoyer au collège de Coutances, puis au collège de Grassin, à Paris, qui accueille principalement des jeunes gens du diocèce. Il y apprendra le latin, le grec, l'italien, l'espagnol et l'anglais, langues qu'il parle couramment à l'âge de 20 ans. Il poursuivra ensuite des études de philosophie au collège de Navarre. Découvrant Montesquieu, il souhaite ardemment étudier la constitution du royaume d'Angleterre. Pour cela, il part dans un long périple le menant en Belgique, en Hollande et arrive enfin en Angleterre en 1762. Il assistera regulièrement aux séances du Parlement et apprend à apprécier ce système, qu'il aurait aimé pouvoir adapter à la France.
De retour en France, il entreprend des études de droit auprès du professeur Lorry, qui le présentera au premier président du parlement de Paris, René-Nicolas de Maupéou, par qui il sera engagé comme précepteur pour son fils.
Maupéou est nommé en 1768 chancelier. Lebrun en profitera pour jouer un rôle dans la Chancellerie à tel point que l'on dira : "Que serait Maupéou sans Lebrun ?". Grâce à la bienveillance de Maupéou, Lebrun est nommé dès 1765 Censeur du Roi, poste donnant droit à un revenu fort avantageux. Il achétera la charge de Payeur des rentes trois ans plus tard (encore une fois grâce à Maupéou, qui lui octroira un prêt). De 1771 à 1774 lors du lancement d'un programme de reforme soutenue par le roi, Lebrun crut qu'il pourait jouer un role important et faire evoluer la monarchie francaise vers un régime à l'anglaise, mais la disgrace de Maupéou, venant avec la mort de Louis XV, entrainant celle de Lebrun, mais aussi l'arret de la reforme, il ne put reussir dans ce projet qui aurait certainement retarder l'explosion de 1789. Bien que suivant son protecteur dans sa disgrâce, Lebrun concerve ses revenus et se lance dans l'écriture aprés un mariage avec une fille de la bourgeoisie, Anne Delagoutte. Il publiera peu après un livre : La Jérusalem délivrée. La légende voudrait que ce livre ait fait partie des lectures de Bonaparte encore à Brienne. En 1779, il achète une terre prés de Dourdan, très exactement à Grillon, et s'y retire souvent loin de l'agitation parisienne, pour vivre selon les principes de Rousseau. Il faudra attendre le gouvernement de Necker pour que l'on refasse un peu appel a lui mais seulement en tant que conseiller et surement par amitier de la part de Necker.
De la révolution au 18 brumaire
En 1789, peu avant la Révolution, il publie: La voix du Citoyen, livre que certains qualifient de prémonitoire sur la suite des événements. Le 25 mars 1789, il est élu député du bailliage de Dourdan par le tiers état, aux États généraux. A cette occasion, il renonce à ses privilèges "pécuniaires et onéreux pour le tiers état". Le 5 mai, il prête le serment dit du Jeu de paume. Il s'investira beaucoup dans la fonction de député, à tel point qu'il sera nommé membre du comité des contributions de la Constituante et sera le raporteur ainsi que le rédacteur de nombreux projet de loi. Il fera en sorte de n'adhérer à aucun club et par conséquent de rester indépendant. Ceci lui vaudra l'amitié de nombreux députés modérés, à tel point qu'il sera proposé à la présidence de l'assemblée, mais il sera battu de justesse par l'abbé Montesquiou.
Suite à la dissolution de la Constituante, le 16 mai 1791, et à l'impossibilité pour ses députés de se représenter pour un mandat de député, il retourna dans son département, la Seine-et-Oise, dont il deviendra président du directoire. L'année 1792 marque un tournant, avec l'assassinat du maire d'étampe, puis le pillage des appartement du roi par la foule le 20 juin 1792. Suite a une intervention a la tribune de l'assemblé, le faisant taxé de "fougueu modéré" ou d'"aristocrate forcené" par les Jacobin, il sent la tension monté et préfere démissioné de son poste de directeur et se retire une nouvelle fois a Dourdan le 7 aout. La prise des Tuilleries le 10 août 1792, le choque particulierement lui qui reste royaliste. Vers la fin aout, il est désigné, par la population de Dourdan qui continue de l'estimer, pour faire partie du collége electoral chargé d'élire les députés de Seine-et-Oise a la Convention. Poussé par ses compatriote, il accepte de ce présenter ce qui déclenchera une nouvelle cabale contre lui. Il sera arrêté à deux reprises durant la Terreur:
Le 18 brumaire et ses suites
Sous le Consulat, il devint troisième consul, particulièrement chargé des finances. C'est donc tout naturellement qu'il devint ensuite prince-architrésorier du Premier Empire, en 1804. Napoléon Ier le fit duc de Plaisance. En 1807, il participa à la création de la Cour des comptes. En 1810, il fut chargé d'organiser le rattachement à la France du royaume de Hollande. Lors de la chute de Napoléon, il fut nommé pair de France par Louis XVIII. Il accepta pendant les Cent-Jours la charge de grand maître de l'Université, ce qui le priva de la pairie lors du retour définitif de la monarchie. Il se retira alors dans sa propiété de Saint-Mesme, où il mourut à l'âge de 85 ans.
Liens externes