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Le collapsus est un réflexe de préservation des fonctions vitales lorsque la pression sanguine systolique est inférieure à 80 mmHg (tension artérielle inférieure à 8). Cela peut être la conséquence d'une hémorragie, d'une brûlure grave, d'une douleur continue, d'une hypothermie, d'une allergie, d'une intoxication...
Dans ce cas, le corps concentre le sang vers l'intérieur du corps, afin d'irriguer les organes importants (cœur, poumons, cerveau) et de limiter les pertes de chaleur. Il y a donc une vasoconstriction au niveau de la peau (les vaisseaux sanguins périphériques se ferment).
Les signes cliniques les plus évidents sont :
Au niveau secouriste, on mettra aussi la personne sous inhalation d'oxygène (15 L/min par défaut). En absence de suspicion de traumatisme et si la personne est consciente, on peut relever les membres inférieurs afin de ramener le sang vers la tête.
Au niveau médical, on pose une voie veineuse périphérique (VVP) afin d'apporter un soluté de remplissage qui va faire remonter la pression sanguine et arrêter le collapsus. On peut également mettre un pantalon antichoc, c'est-à-dire un pantalon qui va comprimer les membres inférieurs et faire remonter le sang vers les organes nobles.
Le collapsus est également appelé état de choc, mais la dénomination n'a pas été retenue ici en raison de l'ambiguité du terme (choc psychologique, choc traumatique). On trouve toutefois le mot associé pour décrire des situations médicales particulières comme le "choc anaphylactique" (ou allergique), le "choc hypovolémique" (collapsus provoqué par une hémorragie, une diminution du volume sanguin) ou le "choc septique" (infection).