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Le communisme est à la fois :
Le communisme, en tant que rapport social, a existé à différentes époques et dans différents pays. Selon les anthropologues, le communisme s'est surtout pratiquées dans les sociétés primitives.
Dans les années 70, est apparu en Italie au sein du mouvement autonome, le concept de communisme immédiat, c'est à dire la pratique de la gratuité.
La société communiste peut être définie comme une société dans laquelle la totalité des relations économiques sont de type communiste. Si des anthropologues pensent que certaines sociétés primitives peuvent être considérées comme des "sociétés de type communiste", en revanche, il n'a jamais existé de sociétés communistes dans le monde moderne, à l'exception de certaines expériences locales, comme en Catalogne en 1936. Des pratiques proches existent et existaient dans des communautés où domine une forte adhésion à des principes, tels que des communautés religieuses (couvents) ou des communautés de réfugiés (Kibboutz), mais cela n'a jamais été que marginal.
Dans le monde moderne, le communisme reste donc essentiellement un projet de société (outre certaines pratiques limitées dans le temps et dans l'espace). Le projet de société communiste repose sur la propriété collective des moyens de production, c'est-à-dire des usines, des terres agricoles cultivées ou d'élevage, des moyens de transport, etc., pour assurer à tous la disposition de biens "à chacun selon ses besoins". La distribution est considérée comme une branche de la production et est donc aussi collectivisée.
Dans une société communiste, les relations économiques reposent sur la gratuité : il n'y a ni commerce, ni argent, ni échange, ni tout autre rapport marchand, cela étant à la fois impossible et inutile (chacun ayant tous ses besoins couvert, il ne saurait être intéressé par un échange). La propriété individuelle est, sinon abolie, du moins très limitée, de sorte que la notion de don disparait aussi.
Le communisme admet que tous ne sont pas aussi productifs pour tout, et qu'il doit attendre une production "de chacun selon ses capacités", mais il considère que généralement chacun peut à son gré se livrer à l'occupation de son choix, qu'on peut abolir la division sociale du travail sans mettre en péril la production et donc la disponibilité des biens, et supprimer toute force coercitive du genre police ou armée et plus généralement fonctionner sans État. Il admet que certaines tâches et fonctions sont plus désagréables ou agréables que d'autres, et compte sur la démocratie la plus directe pour juguler les conflits. Notamment les conflits relatifs aux à la production. Comme une appréciation différente par chacun des besoins et des capacités des uns et des autres pourrait généré de grandes divergence à cet égard, le communisme prône suivant la distinction introduite par Marx l'utilisation d'une échelle absolue de valeur des objets, la valeur d'usage étant équivalente à la valeur de production (le coût de l'objet ou du service), et nie la pertinence d'une valeur relative à l'opinion diverses des personnes (valeur d'échange).
Qu'un seul membre considère que lui ou un autre n'a pas ses besoins couverts, et le système communiste échoue par définition. Il faut donc assurer la satisfaction de tous, et donc une corrélation suffisante entre l'appréciation collective et l'appréciation de chacun. Pour les anti-communistes, cela impliquerait au mieux une parfaite adhésion volontaires à un dogme de type religieux (tel que l'idéal de pauvreté), au pire un contrôle collectif sur les pensées et leur expression, par un appareil coercitif et de propagande surdimensionné. Le courant libéral considère que le communisme est forcément totalitaire ; certains communistes (et non des moindres : Cf. Léon Trotsky l'admètent et le revendiquent même.
D'un point de vue spirituel, le communisme ne traite le problème social que dans ses aspects les plus matérialistes. Il considére que la satisfaction des besoins est le but, et que ce but atteint toutes les autres questions sont mineures. Or, il semble bien que que la négation des problèmes spirituels, leur évacuation avec l'eau du bain qui lave "l'opium du peuple" (la religion) est un peu facile... l'Homme qui se contente de remplir ses besoins n'est pas sur Terre actuellement.
Enfin, le communisme considère que la mise en commun générale des moyens de production traitera à la fois le problème de la meilleure allocation des ressources (la production la plus grande, l'abondance) et celui des conflits d'usage.
Seul un homme nouveau, encore à former, saurait supporter tant de nouvelles tentations et être purs de tant de vices anciens. De là à vouloir accélérer la régénération humaine, par tous moyens, il n'y a qu'un pas, que certains franchir (et pas seulement au Cambodge des Khmers rouges). En outre, on peut se demander si le régime communiste serait utile à l'humain surper-vertueux dont ce régime a besoin et qu'il ne sait pas susciter.
De ces points de vue, ce que les communistes considèrent généralement comme des dérives ou des trahisons (auxquelles ils donnent des noms différents, comme le stalinisme) est consubstantielle à leur doctrine.
L'ambition du mouvement communiste est l'instauration d'une nouvelle société sans classe bénéficiant des progrès matériels acquis par l'humanité dans les sociétés divisées en classe (à commencer par l'industrie née du capitalisme) et les développant au bénéfice de toutes et tous.
Le mouvement communiste regroupe des courants politiques divers, complémentaires, mais aussi parfois antagonistes : anarchisme, marxisme, léninisme, stalinisme, maoisme, trotskysme, bordiguisme, luxembourgisme, castrisme, guevarisme, autonomes etc.
Le mouvement politique anti-capitaliste naît dans les années 1840. Portée par une classe ouvrière démographiquement croissante et pauvre, il se développe au sein de l'AIT, dont il est l'un des principaux courants. Au lendemain de la défaite de la Commune de Paris en 1871, c'est la scission entre marxistes et anarchistes autour de la question de la méthode pour éliminer la propriété individuelle caractéristique du capitalisme : les marxistes estiment nécessaire une période de transition avec collectivisation des propriétés, sous le contrôle d'état "socialiste" devant dépérir progressivement ; alors que les anarchistes prônent une abolition directe de la propriété individuelle, sans collectivisation.
Les anarchistes s'investissent pour leur majorité dans l'anarcho-syndicalisme ou syndicalisme-révolutionnaire. Ils sont au premier plan de la création de la CGT en France et de celle des Industrial Workers of the World dans les années 1910 et 1920 aux USA. Ils participent à la révolution russe, notamment en Ukraine dont ils prennent le contrôle. Ils jouent un rôle de premier plan avec la puissante CNT en Catalogne surtout au cours de la guerre d'Espagne. Dans les deux cas, le coup fatal leur sera porté par les forces communistes à la faveur des opérations de guerre.
Par la suite, l'anarchisme en tant que mouvement organisé (oxymore...) a perdu beaucoup de sa force, mais semble reprendre à la fin du XXe siecle : l'apparition de la réalité de l'URSS avec l'écroulement du "mur", et tout récemment l'évolution de la politique de la Chine Communiste semblent montrer que la transistion par la collectivisation ne fait pas progresser la cause anti-capitaliste. Au contraire. Le "black-block" se manifeste en force dans les rassemblements anti- puis alter- mondialistes du début du XXIe siècle.
Les marxistes participent à la fondation et au développement des partis nationaux sociaux-démocrates qu'ils regroupent en 1889 au sein de la IIe Internationale. Cette dernière explose à l'éclatement de la Première guerre mondiale en 1914. Seule une minorité s'oppose à la guerre et maintient des liens internationaux au cours des conférences de Kiental et Zimmerwald en Suisse. C'est sur la question de la guerre qu'éclate la Révolution russe en 1917, qui aboutit, après un processus de révolution permanente long de huit mois, à la prise du pouvoir par les Soviets (conseils) d'ouvriers et de soldats, puis à leur destruction par les Bolchéviks qui se rendent majoritaires en octobre (calendrier russe) par l'extermination de leurs adversaires menchéviks.
Les partisans de la Révolution d'Octobre se regroupent au sein de l'Internationale Communiste (IC ou Comintern) dans le but de transformer la Révolution russe en Révolution Mondiale. C'est une des périodes les plus riches du mouvement communiste, car à ses débuts (les quatre premiers congrès) l'IC rassemble des militants venus d'horizons divers, aussi bien de la gauche sociale-démocrate que des syndicalistes-révolutionnaires ou des mouvements anti-coloniaux. En outre, la révolution d'Octobre s'attire un vaste mouvement de sympathie de la part de nombreux intellectuels et artistes (Surréalisme entre autres) à travers le monde entier.
Après avoir remporté la Guerre civile russe, le parti bolchévik abandonne le Communisme de guerre en 1921 pour instaurer la NEP (Nouvelle Économie Politique) afin de reconstruire le pays dévasté par la guerre depuis 1914 et relancer les Soviets vidés par les pertes sur le champ de bataille et la famine due aux réactions logiques des paysans (on leur prend leur grain : ils le cachent et ne le sèment plus) et à l'action de guerre de l'Armée Rouge contre l'Ukraine anarchiste (pillage, destruction, et extermination des opposants).
Mais le dogme de la propriété collective fait naître la planification centralisée, tandis que le contrôle du "parti" sur l'Etat provoque un doublement des lignes de commande. Le tout provoque un fort développement de la bureaucratie, encore accentué par un appareil répressif toujours nécessaire et justifié par l'existence inévitable de marchés noirs. La société soviétique est instable.
Après la mort de Lénine, le mouvement s'amplifie. Trotsky, rejoint plus tard par Kamenev et Zinoviev, s'oppose à Staline, soutenu par Boukharine. Staline oppose à la Révolution mondiale le socialisme dans un seul pays et à la Révolution permanente la Révolution par étapes et considère la bureaucratie comme un moindre mal, avant d'en devenir le leader incontesté.
Après l'écrasement physique par Staline de l'Opposition de gauche "trotskyste", le mouvement communiste se transforme en outil au service de l'URSS.
Trotsky, exilé, continuera de lutter contre Staline et fondera en 1938 la IVe Internationale, avant son assassinat par les agents du G.P.U (ancêtre du K.G.B.). En dehors de l'Amérique latine et du Sri Lanka, les trotskystes resteront groupusculaires jusque dans les années 1970.
Ils ne furent pas les seuls dans cette opposition, mais ni les bordiguistes, ni les luxembourgistes ne donnèrent naissance à un mouvement international organisé.
Le mouvement communiste a été longtemps assimilé au stalinisme, du fait de la position hégémonique de celui-ci de 1927 à 1991. Cette hégémonie a considérablement influé sur les diverses révolutions qui ont éclaté au cours du XX° siècle : Chine, Espagne, Grèce, Pays de l'Est, Vietnam, Cambodge, Corée, diverses révolutions anti-coloniales... Mais, à compter de la fin des années 50, de nombreuses révolutions échappent sans cesse davantage à son contrôle direct surtout en Amérique latine (Cuba, Nicaragua, Salvador, Grenade), même si son influence continue à peser sur leur développement.
Dans les Pays de l'Est, les bureaucraties se voyent contestées par la classe ouvrière elle-même. En Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968, la contestation gagne jusqu'aux partis communistes mêmes. En Pologne, déjà secouée par des révoltes ouvrières en 1956 et 1970, le succès de Solidarnocz en 1980 relance les questions d'autogestion et de contrôle ouvrier. En URSS, enfin, après la mort de Brejnev en 1983(qui avait chassé du pouvoir Khroutchev, le dénonciateur des crimes de Staline, en 1964), la crise économique de sous-production, conjuguée à la Guerre d'Afghanistan et à la course aux armements, contraint la direction du Parti communiste à ouvrir une période libérale dite de la Glasnost. Celle-ci s'achève par l'abandon par la majeure partie de la Nomenklatura du système socialiste au profit d'un retour au libéralisme. Les régimes socialistes s'effondrent ainsi avec la fin de l'URSS.
Le maoïsme est l'héritier du stalinisme et du marxisme-léninisme. Il existe encore aujourd'hui sous différentes formes, la principale étant le régime de Corée du Nord. Au début du XXIe siècle, le maoïsme se présente surtout sous la forme de mouvements de guérillas, principalement implantées au Népal et en Amérique du Sud (en particulier au Pérou avec le célèbre Sentier Lumineux de Abimaël Guzman), mais aussi en Turquie, au Kurdistan, et en Italie (Brigades Rouges). De nombreux partis politiques se réclament aussi du maoïsme un peu partout dans le monde.
Les militants des divers partis communistes à travers le monde entier ont souvent fait preuve d'un grand don de soi et de générosité à l'image des premiers chrétiens. Le parallèle a d'ailleurs souvent été fait entre les deux démarches : même ouverture d'esprit chez les plus brillants combinée à une même foi aveugle en, pour les uns, l'Église et, pour les autres, l'URSS (ou la Chine) et le parti, qui pouvaient les amener à justifier et parfois commettre les crimes qu'ils entendaient sincèrement combattre.
Or, l'empreinte sanglante laissée derrière eux par tous les régimes professant l'idéal communiste, sans exception, a jeté une grande confusion chez ces communistes sincères. Sommés de prendre en compte cette réalité, ils tentent encore aujourd'hui de faire face par quatre moyens, souvent combinés à des degrés divers :
"Mais n'oublions pas que partout où ils se sont imposés, les premières victimes des staliniens fûrent toujours des communistes assassinés ou emprisonnés soit parce qu'ils ne partageaient pas cette foi, soit comme boucs émissaires. C'est pour cette raison que la plupart des communistes non-staliniens ont dénoncé le stalinisme comme "une des pires formes de l'anti-communisme", certains d'entre eux assimilant même le système régnant en URSS à du capitalisme d'État, d'autres à un État socialiste bureaucratiquement dégénéré". (anonyme sur Wikipedia)
qui combine sacrifice de Staline (devenu seul responsable des problèmes) et négationnisme (les anarchistes ukrainiens massacrés par l'Armée Rouge de Léon Trotski, les Mencheviks liquidés par Lénine disparaissent, les seuls victimes restent les "purs communistes") .
Le recul, puis l'effondrement du stalinisme ont ouvert la voie à un renouveau des débats entre communistes de toutes tendances (aussi bien anarchistes que marxistes). Une réflexion, libérée du "campisme" (pour ou contre l'URSS ou la Chine), s'est engagée au sujet du communisme et surtout de l'après-capitalisme. Sur ce dernier point, le débat s'étend peu à peu jusque dans des milieux sociaux, politiques et syndicaux qui, du temps de la guerre froide, tendait à l'anti-communisme.
Cela dit, cet effondrement a entraîné un recul général de l'ensemble du mouvement communiste organisé, bien que certains,comme les trotskystes en France, connaissent une relative percée. De nombreux communistes expriment l'idée que son avenir tient dans sa capacité à faire le bilan de son histoire et à "dédogmatiser" toutes les questions (parti révolutionnaire, démocratie, syndicat, etc.) jusque là "figées dans le marbre" en les confrontant à la réalité d'aujourd'hui. C'est le sens de leur engagement moins "donneurs de la bonne ligne" aux côtés d'autres mouvements politiques au sein de l'alter-mondialisme et des divers mouvements sociaux qui agitent la planète bleue.
Le communisme en tant que rapport social
La société communiste
Critiques individualiste, libérale, spirituelle, capitaliste, etc.
Sur le premier plan, celui de l'efficacité, la preuve du contraire à été constamment administrée : spontanément, les humains s'occupe de leur propriété et pillent les ressources sans maître, dont la propriété collective. Pour l'éviter, il faut encore une fois mettre en place un coûteux et redoutable appareil répressif supplémentaire (par rapport à celui nécessaire dans un régime capaitaliste)
Sur le second, le déplacement du contrôle des ressources productive vers un organe collectif ne fait qu'en déplacer le terrain et la nature (plus réthorique et populiste, moins concrète ), mais sans la rendre moins acharnée, au contraire même puisque le droit ne met plus aucun frein tant aux objets de lutte qu'aux moyens licites. Le mouvement communiste
Anarchistes et marxistes
La Révolution et l'Internationale
Reflux et bureaucratie
Les opposants de Staline
Le stalinisme
Le maoïsme
Retour sur le concept de stalinisme
Citons par exemple :
Aujourd'hui une reprise des débats
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