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Le DSA est le défibrillateur semi-automatique. C'est un appareil portable, de la taille d'une sacoche, dont le rôle est d'analyser le rythme cardiaque et si nécessaire de permettre la délivrance d'un choc électrique, ou défibrillation.
L'appareil est différent des défibrillateurs manuels utilisés par les médecins. Il comporte deux électrodes collantes (patch) à disposer sur la poitrine, une sur la clavicule droite, l'autre sous l'aisselle gauche. On ne peut effectuer aucun réglage, les seules actions possibles sont de l'allumer, de l'éteindre, et de délivrer le choc si l'appareil l'utilise.
Le DSA ne doit être posé que sur une personne adulte (ou enfant de plus de 8 ans et de plus de 25 kg) en arrêt cardio-circulatoire avéré, c'est à dire qui ne respire pas et qui ne réagit pas aux insufflations (bouche-à-bouche) - on peut contrôler également que le pouls carotidien est absent. Il faut alors s'assurer que l'arc électrique passera bien dans le corps (à travers le cœur) et non pas à à l'extérieur, il faut donc :
L'apapreil dispose d'une carte à mémoire enregistrant les paramètres (que l'on appelle parfois abusivement "disquette"), et qui doit être transmise aux services médicaux qui pourront faire l'analyse a posteriori de la situation, ce qui pourra leur donner des indications sur la démarche thérapeutique à entreprendre, mais aussi pour des raisons de veille (matério-vigilance) et médicaux-légales.
| Table of contents |
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2 Formation et entraînement 3 Application en France 4 Folklore 5 À consulter 6 Voir aussi |
Le cœur est une pompe, composée d'un organe creux muni de valves, et d'un muscle (le myocarde) qui l'actionne.
Pour que le sang circule efficacement dans le corps, il faut que toutes les parties du myocarde se contractent ensemble.
Pour cela, les fibres musculaires sont commandées par une impulsion électrique.
Ce sont ces impulsions électriques qui sont recueillies au cours d'un électrocardiogramme (ECG).
Au cours de certaines maladies (notamment dans certains cas d'infarctus du myocarde) ou suite à un choc électrique (électrocution), le cœur peut se mettre à battre de manière anarchique, c'est la fibrillation ventriculaire (FV) ; des signaux électriques parasites font se contracter les fibres de manière désordonnée, la circulation sanguine ne peut plus se faire. Dans une telle situation, la personne s'effondre, elle ne respire plus, son pouls n'est plus perceptible.
Cette situation évolue très vite (en quelques minutes) vers le décès de la personne ; en effet, les organes (dont le cerveau et le myocarde lui-même) ne sont plus alimentés en oxygène et meurent. Au début, les contractions désordonnées du myocarde ont une grande amplitude (fibrillation à grandes mailles), puis l'amplitude diminue (fibrillation à petites mailles), puis le myocarde ne se contracte plus (asystolie).
La défibrillation consiste à délivrer un choc électrique bien calibré (puissance, phase) et passant au bon endroit, afin de resynchroniser les contractions des fibres du myocardade et à permettre au cœur de battre normalement à nouveau ; elle doit se produire avant l'asystolie.
Le fait de pratique la réanimation cardio-pulmonaire (RCP : bouche-à-bouche associé au massage cardiaque) permet de faire circuler le sang oxygéné, donc d'alimenter le cerveau et le myocarde en oxygène, et augmente les chance de réussite de la défibrillation.
Si le cœur repart, il faudra probablement continuer le bouche-à-bouche à moins que la respiration ne reprenne ; la poursuite de la réanimation doit se faire par une équipe hospitalière.
Le scénario idéal est :
Il existe des appareils de formation, beaucoup moins chers que les appareils opérationnels, ne délivrant pas de choc, et permettant de simulers plusieurs situations : reprise de l'activité cardiaque après un ou plusieurs chocs, pas de reprise de l'activité cardiaque, défaut de fonctionnement... Ces appareils peuvent s'utiliser sur des mannequins d'entraînement à la réanimation cardio-pulmonaire classiques.
Certains appareils opérationnels peuvent fonctionner en mode formation. Il existe aussi des mannequins d'entrainement spéciaux, encaissant les chocs électriques, pouvant s'utiliser avec des appareils opérationnels.
La formation comprend typiquement une formation (ou un rappel) sur la réanimation cardio-pulmonaire et une formation à l'utilisation de l'appareil avec les consignes de sécurité.
En France, le personnel non médecin est autorisé à utiliser le DSA par le décret n°98-239 du 27 mars 1998 modifié par le décret n°200-648 du 03 juillet 2000, par les arrêtés du 04 février 1999 et du 10 septembre 2001 et par les circulaire du 24 octobre 2001 et du 15 novembre 2002.
Les personnes autorisées sont les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les manipulateurs d’électroradiologie médicale, les secouristes titulaires du CFAPSE ou de l'AFCPSAM et les ambulanciers titulaires du CCA (voir l'article secourisme pour ces diplômes), à condition qu'ils suivent une formation initiale et continue.
La formation initiale est de huit heures , sauf pour les secouristes pour lesquels elle est de quatre heures : en effet, la formation initiale à l'utilisation du DSA (FUDSA) comprend quatre heures sur la réanimation cardio-pulmonaire (RCP : ventilation artificielle associée au massage cardiaque), or, les secouristes (bénévoles et sapeurs-pompiers) ont déjà ce module inclus dans leur formation (CFAPSE et AFCPSAM). A la fin de cette formation, la personne se voit remettre une attestation de formation à l'utilisation du DSA (AFUDSA). Cette formation est dispensée par un médecin et par un moniteur des premiers secours titulaire de l'AFUDSA.
La formation continue est de quatre heures par an.
Dans certains pays, notamment aux États-Unis, des DSA sont en "libre service" dans les lieux recevant du public (par exemple les super-marchés, les aéroports) au même titre que les exctincteurs. En France, on en trouve maintenant dans les avions, mais une diffusion plus large est bloquée d'une part par les exigences de formation, que certains jugent disproportionnée par rapport à la simplicité d'utilisation de l'appareil, d'autre part en raison de l'absence d'obligation pour les gérants de lieux recevant du public. Il est à noter qu'à l'inverse les associations de secouristes bénévoles ont fait un effort financier important pour s'équiper d'appareils opérationnels bien que cela ne soit pas obligatoire (seule la formation, et donc l'achat d'appareils de formation, est obligatoire).
Le DSA est parfois surnommé Pikachu, car il est jaune (pour certains modèles) et lance des éclairs (-:
Principe
(En milieu proche d'un centre hospitalier, on peut avoir directement l'arrivée d'une équipe médicale munie d'un défibrillateur manuel.) Dans une tel cas, on estime avoir environ 20 % de chances de sauver la victime (1 chance sur 5) - soit 50 000 personnes sauvées en France, la mort subite par arrêt cardiaque cause en effet 70 à 100 000 morts par an en Fance.Formation et entraînement
Application en France
Folklore
À consulter
Voir aussi