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L'alphabet latin a connu, d'abord dans le monde occidental puis après les différentes périodes de colonisation, partout dans le monde, une extension géographique considérable : tout au long de son histoire, il a été conservé ou emprunté par de nombreux peuples qui s'en sont servi pour noter leur langue. À l'origine destiné à la langue des Romains, qu'il ne transcrivait déjà pas très fidèlement, son nombre réduit de lettres en a montré les limites : les langues l'utilisant ont dû, pour étendre les possibilités d'une transcription plus fidèle, soit façonner de nouvelles lettres, soit créer de nouvelles unités au moyen de plusieurs signes (comme les digraphes) soit, enfin, modifier des lettres existantes au moyen de diacritiques.
L'alphabet phonétique international fait grand usage de diacritiques ; ceux qui lui sont propres ne seront pas traités dans cet article mais dans celui qui lui est consacré.
Introduction
L'utilisation de diacritiques s'est avérée très féconde et le mouvement s'est accéléré au XVIIIe siècle quand il s'est agit de transmettre rigoureusement des textes ou des énoncés de langues lointaines qu'on découvrait : les transcriptions et translittérations en lettres latines, c'est-à-dire la romanisation, a nécessité l'utilisation en nombre importants de diacritiques. Il ne serait en effet pas aisé de lire une transcription dans laquelle certaines lettres seraient inventées. Les divers alphabets phonétiques, issus des recherches nouvelles en phonétique et phonologie, ont eux aussi eu recours à ce procédé pour étendre son nombre de caractères. Sachant, enfin, que de nombreuses langues ne sont pas écrites, c'est maintenant presque exclusivement en alphabet latin étendu qu'elles sont notées par les linguistes, au moyen d'outils comme l'alphabet phonétique international.
Dans les premiers temps de l'alphabet latin, il n'existait pour ainsi dire aucune ponctuation (si l'on exclut l'usage sporadique du point séparateur de mots), aucun diacritique. C'est cependant dès la fin du IIe siècle avant notre ère qu'apparaît un premier diacritique, dit apex (en latin : « pointe »), qui n'est pas d'usage systématique, loin s'en faut, ni toujours utilisé à « bon » escient, si son rôle est bien d'indiquer la présence de voyelles longues. Il est assez courant sous l'Empire. L'apex, qui ressemble à un accent aigu, ne se place cependant pas sur la lettre I qui, elle, est tracée plus grande que la normale :
Formes des diacritiques

Diacritiques suscrits
accent aigu
double aigu
accent circonflexe
accent grave
double grave
brève
brève renversée
combinaisons
crochet en chef
crosse
háček / caron
ligne verticale
macron
Point en chef
Consulter Point suscrit ; voir aussi le point en ponctuation.rond en chef
tilde
tréma
Souscrits
Adscrits
Inscrits
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