École française de clavecin

La France a connu aux XVIIe et XVIIIe siècles une véritable floraison de compositeurs pour le clavecin : l'École française de clavecin.
On peut schématiquement, diviser cette période en deux parties :

La première, jusque vers 1710, est la période des pionniers, qui mettent au point le style français (style brisé ou luthé) et la structure de la suite classique.

Relèvent de cette première esthétique, dans un ordre grossièrement chronologique :

On doit ici citer l’allemand Johann Jakob Froberger, présent à Paris vers 1650 et dont l’influence semble déterminante dans la mise au point de la forme classique de la suite (allemande, courante, sarabande, gigue).

La seconde période, à partir des années 1710, voit le renouvellement des formes et du style, sous les impulsions complémentaires de François Couperin et Jean-Philippe Rameau.

Elle se caractérise par l’éclatement progressif de la forme « suite » (que Couperin et certains de ses émules intitulent « ordre »), la place grandissante accordée aux pièces de caractère ou imitatives, l’influence de la virtuosité à l’italienne, la multiplication des recueils.

Pendant cette période sont actifs, entre de nombreux autres :

Mention doit aussi être faite de Jean-Baptiste Antoine Forqueray qui, bien que gambiste, transcrit pour le clavecin plusieurs œuvres de son père et de lui-même et en fait un recueil d’une grande originalité.




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