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L'effet de réseau ou effet-club est un mécanisme d'externalité économique qui prévoit que l'utilité d'un bien pour un agent dépende du nombre des autres utilisateurs. C'est le cas de nombreuses technologies et service de communications, en particulier Wikipédia.
Par exemple, on valorisera d'autant plus un fax qu'il y aura d'autres utilisateurs qui peuvent en émettre et recevoir. Inversement, on apprécie d'autant moins un réseau routier aux heures de points qu'il est saturé. Les deux types de mécanismes peuvent être en jeu sur la même technologie, dans le cas du courrier électronique par exemple.
Si l'utilité est positivement proportionnelle au nombre des autres utilisateurs, cela revient à dire que la valeur du réseau est d'ordre carré du nombre de clients. C'est donc un effet potentiellement considérable, qui a souvent décidé de choix technologiques importants.
| Table of contents |
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2 Équilibre entre services substituables 3 Exemples 4 Effets de réseaux et cycle technologique |
Au cours des années 1990, les jeunes-pousses se sont appuyé sur l'effet réseau pour justifier de leur croissance. Dans un marché où l'effet de réseau est dominant, la croissance rapide est dapparue plus déterminante que la rentabilité immédiate. En particulier, la détermination de standards technologiques ou mercatiques, et donc la forme même de la concurrence à venir semblait en jeu.
Cette straatégie a été conduite avec succès par Mirabilis, une jeune-pousse israëlienne qui a effectué des avancées déterminantes dans la messagerie instantanée (MI) avant d'être rachetée par AOL. En cédant l'usage de leur produit (ICQ) gratuitement et en évitant les compatibilité avec les logiciels concurrents, ils ont su s'emparer du marché de la MI. Du fait de l'effet de réseau, les nouveaux utilisateurs avaient nettement plus intérêt à opter pour le système de Mirabilis et à grossir les rangs de ses utilisateurs. D'une manière assez caractéristique de cette époque, l'entreprise n'a jamais généré un seul profit avant d'être rachetée.
On peut considérer que les effets de réseaux sont significatifs au delà d'un certain taux de souscription, la masse critique. Dès qu'on atteint ce point, le bénéfice tiré de l'usage du service dépasse le prix payé. Au-delà, comme la valorisation augmente avec le nombre d'abonnés, de plus en plus de clients vont être intéressés. Avant, seuls des utilisateurs précoces auront adhérés.
Cette croissance n'est pas infinie : au-delà d'un point de saturation ou de congestion, les entrées se rallentissent quand on s'approche ou dépasse le seuil à partir duquel tout utilisateur supplémentaire fait perdre au réseau. Dès que l'intérêt du service retrouve le prix d'abonnement. Il peut arriver que le point de congestion soit supérieur à la taille du marché, auquel cas la technologie peut devenir universelle.
Il arrive que l'on confonde l'effet de réseau avec les économies d'échelle, dues à la taille d'une entreprise plutôt qu'à l'interopérabilité. Ces deux cas peuvent justifier d'un monopole naturel.
Si les effets de réseaux sont négatifs, comme dans le transport par exemple, ils peuvent expliquer la stabilité d'un équilibre entre des techonologies au profil de coût très différent.
Les effets réseaux des logiciels courants sont considérables. L'apprentissage d'une suite logicielle peut être fastidieuse, chaque candidat préfère donc se familiariser avec celle qui lui ouvrira le plus de portes. Parallèlement, les employeurs cherchent du personnel qualifiés, et ils décideront plus volontiers de se reposer la plate-forme la plus répandue. Cela explique qu'un seul éditeur contrôle pratiquement la totalité du marché.
Cependant, les effets de réseau marché ne poussent nécessairement pas à la domination d'une seule firme, mais parfois d'un standard, qui permet à plusieurs firment d'interagir, faisait profiter des externalités à l'ensemble du secteur. Dans le cas de l'architecture des PC x86, il y avait une pression très forte à reste compatibile avec les standards déjà exitants, pour lesquels aucune firme n'était dominante. De même pour les opérateurs téléphoniques à longue distance aux États-unis : de fait, l'existance de réseau empèche les entreprises de dominer le marché en leur empéchant de proposer un protocole non-compatible ou un service particulier.
Cependant, dans les cas où les protocoles de communication du réseau appartiennent à une seule entreprise, les effets réseaux lui garantissent un pouvoir de monopole. Une immense majorité des proffessionnels de l'informatique considèrent que c'est ainsi que The Microsoft corporation procède. Entre autre méthodes pour profiter de l'effet de réseau, Microsoft rejoint, étend et éteint ("embrace, extend and extinguish").
Si une technologie ou une entreprise qui exploite un réseau existant commence à perdre des parts de marché à l'avantage d'un concurrent qui dispose d'une autre technologie ou d'un standarrd ouvert, les avancées profiteront au nouvel entrant. À partir du point de rupture, dès que les effets réseaux du premier sont dominés par ceux du second, le basculement est inévitable.
Quelques exemples
Loi Metccalf
Loi Reed
Point de rupture
Betamax/VHS
Cycle technologique
Plan d'affaire
Liste des sujets en management
Microéconomie
Liens extérieurs
[Externalities (Effects)] by S. J. Liebowitz and Stephen E. Margolis
Des modèles d'entreprise basés sur l'effet de réseau
Équilibre entre services substituables
Exemples
Effets de réseaux et cycle technologique