Franc-maçonnerie

C'est article est un doublon de Franc-Maçonnerie et est donc à fusionner. Merci de ne pas y apporter de modifications.


La franc-maçonnerie (en anglais "freemasonry") est un ordre initiatique dont la légende fait remonter la naissance à la construction du temple de Salomon à Jérusalem par l'architecte Hiram. Elle trouverait également ses racines dans la construction des cathédrales. A ce titre, la franc-maçonnerie ou Art royal a des points communs avec le compagnonnage et partage avec lui des symboles et valeurs. Le compagnonnage est cependant resté opératif tandis que la franc-maçonnerie est devenue spéculative.

Les francs-maçons (en anglais "free masons"), parfois appelés péjorativement les "frères trois points" en raison de leur utilisation d'abréviations maçonniques, ont pour devoir d'oeuvrer au progrès de l'humanité.

La franc-maçonnerie contemporaine repose sur les constitutions du Révérend James Anderson (janvier 1723)

Table of contents
1 Régulière ou irrégulière
2 Obédience et loges
3 L'anti-maçonnisme
4 Francs-maçons célèbres
5 Sites maçonniques
6 Ressources bibliographiques

Régulière ou irrégulière

On distingue actuellement la maçonnerie régulière (c'est-à-dire reconnue par la Grande Loge Unie d'Angleterre) de la maçonnerie irrégulière qui regroupe des obédiences qui n'imposent pas la croyance en Dieu, même si certains ateliers utilisent le Livre sacré (la Bible) dans leur rituel ou évoquent le GADLU (Grand Architecte De L'Univers). Les obédiences majoritaires dans l'Europe latine (Grand Orient de France, Grand Orient de Belgique) sont irrégulières.

remarque : Pas plus que l'Église catholique n'accepte de se voir qualifiée d'hétérodoxe par les orthodoxes, les maçons qualifiés ici d'irréguliers n'acceptent cette appellation unilatérale. Ils se revendiquent, autant que les premiers, de la règle et de la tradition, même si celles-ci diffèrent. Les notions de branches française et anglaise ou plutôt anglaise et continentale utilisées dans l'article Franc-Maçonnerie (à fusionner avec celui-ci) est plus neutre.

Obédience et loges

Une obédience est une fédération de loges ou ateliers.

Si, à l'origine, la maçonnerie était masculine (si l'on excepte les loges d'adoption), les femmes ont pu, elles aussi, être reçues maçonnes (soeurs). La première initiation féminine, celle de Maria Deraismes, a eu lieu en 1882.

Certaines obédiences restent strictement masculines ou féminines (Grandes Loges Féminines de France et de Belgique); d'autres sont mixtes (Droit humain). Dans certains ateliers qui n'ont pas opté pour la mixité, des personnes de l'autre sexe peuvent cependant être admises lors de certaines tenues (réunions maçonniques). Certaines tenues sont dites "blanches ouvertes" parce qu'elles sont ouvertes à des profanes (personnes non initiées).

Les francs-maçons se réunissent dans des templess où les tenues se déroulent selon le rituel adopté par l'atelier ou l'obédience. Les maçons portent un tablier, des gants blancs et un bijou de loge. Les tenues sont présidées par le Vénérable Maître. Parmi ces rituels, le rite français, le rite français moderne, le rite écossais ancien et accepté, le régime écossais rectifié, le rite français moderne, le rite égyptien de Memphis-Misraïm, le rite émulation, le rite d'York.

Dans cette société initiatique, les frères et soeurs sont d'abord apprentis avant de passer compagnons puis d'être élevés à la maîtrise. Il existe également un système de hauts grades échelonnés sur trente-trois degrés, voire d'avantage selon le rite. Seules certaines de ces étapes sont cependant réellement pratiquées.

L'anti-maçonnisme

La franc-maçonnerie se présente plus souvent comme une société "discrète" que comme une société "secrète". Chaque maçon est libre de se dévoiler mais il ne peut dévoiler un autre maçon. En ce qui concerne le secret de la maçonnerie, on a coutume d'affirmer que le secret est dans le vécu de l'initiation.

Un nombre important d'ouvrages, aisément accessibles dans les rayons ésotérisme des librairies ou via des librairies en ligne, décrivent par le détail les rituels, signes de reconnaissance, attouchements et symboles maçonniques. Parmi ces symboles, le plus célèbre est l'équerre et le compas.

Face à cette société d'hommes libres se sont développés des courants anti-maçonniques. Ils trouvent leur origine dans la condamnation de la maçonnerie par le Vatican, (Clément XII en 1738, Benoît XV en 1751, Léon XIII en 1884), les écrits de Léo Taxil ou certaines "affaires", en France par exemple, où ont été cités (à titre individuel) des francs-maçons.

Les Nazis se sont attaqués à la franc-maçonnerie en l'interdisant en 1935 mais des exactions anti-maçonniques avaient déjà lieu depuis 1930 et certains dignitaires avaient été arrêtés et déportés. Les Nazis ont aussi utilisé la propagande à travers le film "Forces occultes" (1943) et une exposition au Petit Palais à Paris. Pendant la 2e Guerre mondiale fut mis sur pied en France un service des sociétés secrètes qui s'installa dans les locaux du Grand Orient de France. Dans certains pays occupés comme la Belgique, les Nazis ont pu mettre la main sur des listes de francs-maçons qui ont ensuite été déportés.

La franc-maçonnerie est interdite sous les régimes anti-démocratiques. Des ateliers se sont rouverts dans les anciens pays du bloc de l'est après la chute du mur de Berlin. L'anti-maçonnisme s'est trouvé un nouveau média avec l'Internet puisque de nombreux sites web anti-maçonniques ont été créés.

Francs-maçons célèbres

Sites maçonniques

Ressources bibliographiques