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Son père est agent d'une Compagnie des Chemins de fer, puis un dirigeant d'usine.
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2 Président de la république |
Parcours
Royaliste et nationaliste, il milite à partir de 1934 dans les mouvements d'extrême-droite et adhère à l'Action Française, parti antisémite luttant à cette époque pour l'expulsion des Juifs et des étrangers.
En septembre 1939, à l'engagement de la France dans la seconde guerre mondiale, il est mobilisé alors qu'il achevait ses études à Paris.
En décembre 1941, après avoir été blessé puis fait prisonnier, il réussit à s'évader et retourne en France. Sous le régime de Vichy, il travaille à partir de 1942 au Directoire de la légion des combattants et volontaires de la Révolution nationale. Il est nommé délégué national au service des étudiants. Il écrit dans le périodique doctrinal du régime France, revue de l'État nouveau.
En 1943, il demande la francisque (la plus haute décoration maréchaliste). Parrainé par deux membres de la Cagoule (Gabriel Jeantet, membre du cabinet de Pétain, et Simon Arbellot), il la reçoit le 16 août 1943 en récompense de son engagement nationaliste d'avant-guerre et de son attachement actif à la politique du maréchal. À la fin de l'année, il démissionne de son poste, puis travaille au reclassement des prisonniers. Au mois de décembre, il entre dans la clandestinité après avoir rejoint les rangs de la Résistance et s'enfuit à Londres.
Août 1944, il participe au gouvernement des secrétaires généraux voulu par le général de Gaulle avant l'installation du gouvernement provisoire à Paris.
À partir de 1945, il assumera des responsabilités ministérielles dans les dix premières années de la IVe République.
En novembre 1946, il est élu député de la Nièvre. En septembre 1953, tandis que la France est confrontée au mouvement de la décolonisation, il déclare : « Pour moi, le maintien de la présence française en Afrique du Nord, de Bizerte à Casablanca, est le premier impératif de toute politique. »
En 1954, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le cabinet Mendès-France. Le 5 novembre de cette année, à la tribune de l'Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d'Algérie éclatent, il dira : « La rébellion algérienne ne peut trouver qu'une forme terminale : la guerre. » Il organise la répression du mouvement indépendantiste en ordonnant de fusiller les insurgés. C'est notamment sous ses ordres que le général Massu organisera la torture lors des interrogatoires des membres du FLN.
1956, il est nommé garde des Sceaux dans le cabinet Guy Mollet.
1959, élu maire de Château-Chinon. C'est cette même année qu'a lieu le vrai-faux attentat de l'Observatoire, organisé afin de faire remonter sa cote de popularité.
1962, réélu député de la Nièvre après avoir perdu son siège en 1958.
1964, il devient président du conseil général de la Nièvre.
1965, candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle, il met le général de Gaulle en ballottage en recueillant près de 45 % des suffrages au second tour.
1971, après la rénovation du Parti socialiste au congrès d'Épinay, il s'impose définitivement comme le candidat de la gauche unie.
19 mai 1974, candidat à l'élection présidentielle, il perd de peu face à Valéry Giscard d'Estaing avec 49,2 % des voix au second tour.
Président de la république
Premier septennat
10 mai 1981, il devient le quatrième président de la Ve République en s'imposant dans l'élection présidentielle face à Valéry Giscard d'Estaing avec 51,8 % des suffrages.
Le gouvernement de Pierre Mauroy abolit officiellement la peine de mort. Parmi ses principales réformes :
Deuxième septennat
Le 8 mai 1988, François Mitterrand est réélu president de la Ve République en emportant l'élection présidentielle contre Jacques Chirac avec 54,0 % des voix.
Il nomme Michel Rocard comme Premier ministre. Il le remplace en 1991 par Édith Cresson, puis il remplace celle-ci en 1992 par Pierre Bérégovoy. En 1993, la droite remporte à nouveau les élections législatives. Edouard Balladur forme un nouveau gouvernement.
À la fin de son second septennat, plusieurs personnes de l'entourage de François Mitterrand sont retrouvées mortes dans des circonstances mystérieuses :
En mai 1995, François Mitterrand achève son second septennat. Il meurt le 8 janvier 1996 du cancer de la prostate dont il était déjà atteint au moment de son élection en 1981.
Il a eu deux fils et une fille, Mazarine Pingeot.
Prédécesseur : Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981)
Successeur : Jacques Chirac (1995-)
Voir aussi France, Président de la République, Parti socialiste, Gauche, parti politique, mouvements politiques, Idées politiques.