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| Table of contents |
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2 La Volonté de puissance 3 Politique et morale de Nietzsche 4 Polémiques autour de la pensée de Nietzsche 5 Bibliographie |
Biographie
Friedrich Nietzsche était un philosophe allemand né le 15 octobre 1844 à Röcken en Prusse et mort le 25 août 1900 à Weimar (Allemagne).
Philosophe dionysiaque - c'est-à-dire, et selon sa propre définition, «qui accepte même les qualités les plus effroyables et les plus équivoques de l'existence» - Nietzsche a vécu comme il a pensé avec «le sentiment de l'union nécessaire entre la création et la destruction.» Professeur de philologie et de grec - avec une prédilection pour les Présocratiques, en particulier pour Héraclite et Empédocle- son état de santé l'obligera à quitter cet emploi (1879). Commence alors une vie errante (Venise, Gênes, Turin, Nice, Sils-Maria...) : «Nous ne sommes pas de ceux qui arrivent à former des pensées qu'au milieu des livres - notre habitude à nous est de penser en plein air, marchant, sautant, grimpant, dansant (…).»
En 1882, il rencontre Lou Andreas-Salomé qu'il demande en mariage et qui se refuse à lui. Cette période prend brutalement fin en 1889 : une "crise de folie" qui, perdurant jusqu'à sa mort, le placera sous la tutelle de sa mère et de sa sœur. Dans cette folie, Nietzsche y incarnera alternativement les figures mythiques/mystiques de la pensée (Dionysos, Christ...).
Destruction de la métaphysique
Ce fragment résume toute la philosophie de Nietzsche et son projet de réévaluer les valeurs traditionnelles de la métaphysique à partir d'une nouvelle perspective, ce qui doit entraîner selon lui l'abolition des valeurs idéalistes, en particulier celles du christianisme .
Si cette phrase a une apparence métaphysique, dans la mesure où elle paraît énoncer par une définition ce que c'est que l'être des choses, Nietzsche ne parle pourtant pas de ce qu'est l'être en lui-même, mais de ce qu'il en est de son intériorité. Ainsi la Volonté de puissance n'est-elle pas un "fondement" ou une "substance" (ousia en grec). La volonté de puissance est une interprétation de la réalité, interprétation qui prend de multiples dimensions, telles que l'éternel retour et le surhomme.
Le but de Nietzsche est de saper par ce concept les fondements de toutes les philosophies passées, et de renouveler la question des valeurs que nous attribuons à l'existence. En ce sens, il n'est ni un prophète, ni un visionnaire, mais se comprend lui-même comme un précurseur.
Qu'est-ce que la volonté de puissance ?
La philosophie de Nietzsche se base sur le renversement des valeurs nécessité par la constatation que « l'essence la plus intime de l'être est la volonté de puissance ». De ce renversement adviendra le Surhomme... Contrairement à ce que l'on entend souvent, le surhomme n'est pas un homme surpuissant, c'est une évolution attendu et souhaité de l'homme : «(...) l'homme est une chose qui doit être dépassée. C'est-à-dire que l'homme est un pont et non un terme (...) ». L'action de l'homme n'est plus endiguée par une pensée et une morale théologique ou plus généralement métaphysique (...) mais par le consentement de son éternel retour : « Je suis moi-même le fatum, et depuis des éternités c'est moi qui détermine l'existence.»
Pour Nietzsche, l'éternel retour est moins une hypothèse cosmologique qu'une réalité éthique : « Si le devenir est un vaste cycle, tout est également précieux, éternel, nécessaire. ».
Il n'est pas certain que Nietzsche ait réellement cru à cette idée, puisqu'il lui suffisait de la considérer comme une représentation susceptible de favoriser le développement de la puissance en tant que vie (une réalité éthique). Mais le mensonge et l'erreur sont aussi de tels stimulants...
De fait, si Nietzsche refuse les institutions du type Etat, sa politique n'en est pas moins assez autoritaire et très inégalitaire (cf. L'antéchrist). Selon lui, la préservation des inégalités sociales engendrent une mentalité de castes d'où seule peut surgir une culture féconde et élitiste. Il juge en conséquence qu'une classe d'hommes vivants par l'esprit et pour l'esprit devrait être protégée de la foule du vulgaire. Cela ne signifie cependant pas que Nietzsche justifie une suppression de tous les droits : au contraire, pour lui, chacun à des droits suivant la puissance qu'il possède. Aussi ne trouvera-t-on pas chez lui de légitimation de l'écrasement des plus faibles ; il ressort plutôt de sa politique que les plus forts ont intérêt à protéger les plus faibles.
Premièr aspect
Rien n'est plus simple que de répondre à cette question, puisqu'il suffit de laisser parler Nietzsche en personne. La volonté de puissance est ce par quoi la vie et le devenir sont actifs, elle en est le principe d'action :
« La vie (...) tend à la sensation d'un maximum de puissance ; elle est essentiellement l'effort vers plus de puissance ; sa réalité la plus profonde, la plus intime, c'est ce vouloir. »
En conséquence de quoi, et contrairement à l'antique doctrine (énoncé par épicure) du principe de plaisir qui ne parvenait absolument pas à expliquer la persistance du mal, « il n'est pas vrai que l'homme recherche le plaisir et fuie la douleur : on comprend à quel préjugé illustre je romps ici (...). Le plaisir et la douleur sont des conséquences, des phénomènes concomittants ; ce que veut l'homme, ce que veut la moindre parcelle d'un organisme vivant, c'est un accroissement de puissance. Dans l'effort qu'il fait pour le réaliser, le plaisir et la douleur se succèdent ; à cause de cette volonté, il cherche la résistance, il a besoin de quelque chose qui s'oppose à lui... »Pathos et structure
Pour compléter ce premier aspect, il faut encore ajouter que la volonté de puissance se comprend aussi comme la relation interne d'un conflit, comme structure intime d'un devenir, et non seulement comme le déploiement d'une puissance : Le nom précis pour cette réalité serait la volonté de puissance ainsi désigné d'après sa structure interne et non à partir de sa nature protéiforme, insaisissable, fluide. (FP XI, 40 (53)). La volonté de puissance est ainsi la relation interne qui structure une force. Elle n'est ni un être, ni un devenir, mais ce que Nietzsche nomme un pathos fondamental, qui définit la direction de la puissance, soit dans le sens de la croîssance soit dans le sens de la décroissance. Ce pathos définit également une perspective interprétative d'où se déploie la puissance et qui se traduit par exemple par des jugements de valeur.
Eternel retour et surhomme
L'Eternel Retour, hypothèse cosmologique que l'on trouve chez les Stoïciens, peut être déduit du concept de volonté de puissance. En effet, la volonté de puissance est une quantité de force ; or, selon Nietzsche (qui suit les arguments stoïciens), l'univers est composé d'un nombre fini de forces et le temps est un infini ; toutes les combinaisons possibles doivent donc pouvoir revenir un nombre infini de fois. Politique et morale de Nietzsche
Morale
Politique
Sa pensée politique est centrée autour des conditions de possibilité de la culture (Cultur). L'inversion des valeurs est l'une de ces conditions. Mais Nietzsche songe aussi aux conditions matérielles, à l'éducation, qui est éducation du corps et de l'esprit. Il s'inspire sur tous ces points de la culture grecque et de la civilisation de l'Inde. Cette partie de sa politique suscite généralement l'indignation, car elle suppose que l'on procède à un élevage conscient de l'homme.Polémiques autour de la pensée de Nietzsche
Bibliographie