|
|
En mars, des tenants de l'Algérie française prennent le contrôle du quartier de Bab-El-Oued qui se trouve isolé par les forces de l'ordre du reste d'Alger. Un appel à la grève générale est lancé et une manifestation pacifique est organisée pour rompre l'encerclement des insurgés.
Les consignes de Paris étaient de ne pas céder à l'émeute. Cette consigne est traduite par le commandement de la X-ième région militaire aux soldats dirigeant le barrage de la rue d'Isly par : "si les manifestants insistent, ouvrez le feu".
Des coups de feu d'origine inconnue éclatent, et donnent lieu à une riposte des forces de l'ordre, qui mitraillent alors les manifestants. On relèvera plus de 50 morts (ou mortellement blessés) et près de 200 blessés, tous civils désarmés.
La Fusillade de la rue d'Isly marque le début de l'exode massif des européens d'Algérie.
D'après certains partisans de l'Algérie française ou certaines associations de Pieds-Noirs (liens 3 et 4 ci dessous), ce drame aurait été minimisé, voire oublié par la France. Cependant, lors des documentaires sur la guerre d'indépendance de l'Algérie on peut voir des images de cette fusillade au cours de laquelle on entend crier désespérement "Halte au feu !".