Gaulois

Le terme de Gaulois désigne les peuplades à caractère celtique qui résidaient en Gaule, (Gallia en latin), c'est-à-dire approximativement sur les territoires actuels de la France, de la Belgique, et de l'Italie du Nord protohistoriques, probablement à partir du premier âge du fer (vers 800 avant notre ère). Les Gaulois étaient divisés en de multiples tribus ou peuples, parfois fédérés, chacune présentant une culture originale. La ou les civilisations gauloises sont rattachées en archéologie à la civilisation celtique de La Tène (du nom d'un site découvert sur le lac de Neuchâtel, en Suisse). La civilisation de la Tène s'épanouit sur le continent au deuxième âge du fer et disparut en Irlande durant le haut Moyen-Âge.

Table of contents
1 Le nom
2 Limites chronologiques et géographiques
3 Langue
4 Tribus et peuples
5 Clientélisme
6 Voir aussi

Le nom

Ce sont les Romains qui ont donné a ces Celtes le nom de Gaulois, peut-être en référence au coq. Quant aux Grecs ils nommaient les Gaulois soit : gallos (Γάλλος) soit galatès (Γαλάτης).

Limites chronologiques et géographiques

Les origines

Les débuts de l'époque gauloise sont difficiles à dater et varient selon les régions et la chronologie considérées. Il est communément admis que la civilisation gauloise s'épanouit avec La Tène, c'est-à-dire au deuxième âge du fer, vers le cinquième siècle avant notre ère.

Témoignages archéologiques et historiques

Certains archéologues font toutefois remonter la civilisation gauloise aux VIIIe-VIIe siècles (époque de la civilisation celtique de Hallstatt, Allemagne) : les sources archéologiques de cette époque, telles que le tombeau de la princesse de Vix (Côte-d'Or), daté du VIIIe siècle avant notre ère, offrent l'image d'une société marquée par la domination d'une caste aristocratique et guerrière faisant usage du char et de l'épée longue.

Dans les sources grecques, en particulier de l'époque macédonienne, de nombreuses mentions de Celtes appartenant sans doute à des peuples gaulois sont présentes : il est surtout fait référence à leur courage et à leur valeur guerrière. Cela correspond à la période de la plus grande expansion celtique (IVe-IIIe siècles avant notre ère).

Dans les sources latines postérieures, les Gaulois des IIe-Ier siècles avant notre ère sont clairement distingués des Cimbres, des Teutons (peuplades germano-celtiques), des Bretons et des Helvètes (peuplades celtiques de Grande-Bretagne et de Suisse).

la fin de l'indépendance

Longtemps indépendante, la Gaule fut incorporée militairement à la république puis à l'empire romain en deux étapes : la Gaule méridionale (qui devint la Gallia togata en latin, c'est-à-dire Gaule en toge) fut conquise dès la fin du IIe siècle avant notre ère et était sans doute romanisée moins d'un siècle plus tard. Elle devint la première province romaine hors d'Italie : la Narbonnaise et compta la première cité de droit romain hors d'Italie (Narbonne).

La Gaule septentrionale (Gallia comata, c'est-à-dire Gaule chevelue ou bracata (en braies) fut soumise en 52 avant notre ère par les légions romaines menées par Jules César qui défirent une coalition gauloise menée par l'Arverne Vercingétorix. L'historiographie romaine ne situe la fin de la pacification qu'en 51 avant notre ère, à la suite de l'ultime défaite des vaincus d'Alesia rassemblés sous les ordres du chef Lucterios. La présence de nombreux lieux-dits camps de César en France ne doit pas tromper : la plupart d'entre eux sont des sites postérieurs, datant parfois du Moyen Âge. Cependant, il est probable que la pacification fut plus longue que ce que l'on a longtemps cru et dura au moins un siècle.

Les Gaulois de l'empire

Les termes « gaulois » et « Gaule », ainsi que l'essentiel des noms de tribus (par la suite des cités) de la Gaule protohistorique restèrent en usage pour désigner peuples et territoires (cités) au moins jusqu'au VIIe siècle de notre ère, c'est-à-dire jusqu'à l'époque mérovingienne.

En Archéologie et en Histoire, on a longtemps désigné les Gaulois romanisés ou romains sous le nom de gallo-romains, quoique ce terme n'ait jamais été employé dans les sources.

Héritage gaulois

L'héritage que les Gaulois transmirent au reste du monde antique concerne principalement les domaines de l'artisanat (ébénisterie, forge, ... Le tonneau, notamment, serait une invention gauloise), des arts culinaires, des arts militaires (la cotte de mailles celtique fut sans doute le modèle utilisé par les Romains. Son usage se répandit en Europe au haut moyen-âge) et de la langue. Il a survécu à travers la culture romaine durant le haut moyen-âge.

Dans un but de propagande nationale, l'idéologie de l'école de Jules Michelet, notamment au début du XXe siècle dans le contexte de l'opposition à l'Allemagne, a propagé une vision ethnocentriste du peuple français, privilégiant un élément gaulois indigène par rapport aux éléments romains, germaniques et romans postérieurs. En fait, au XIXe siècle, Napoléon III, auteur d'une biographie de Jules César, a beaucoup contribué à remettre les Gaulois au goût du jour par son implication dans les chantiers de fouille qui visaient à exhumer les sites de la guerre des Gaules.

La langue française, quant à elle, doit plus aux apports successifs du latin ; elle est une langue romane et le gaulois n'a laissé qu'un petit nombre de termes (on parle d'un substrat gaulois qui s'élèverait à quelques centaines de mots sur une base latine). Les Gaulois utilisaient peut-être (mais les témoignages ne sont pas directs et peu sûrs) le système de numération vigésimal (base 20) ; la présence résiduelle en français de celui-ci (80 se disant quatre-vingts et non octante comme en latin, etc.) n'est donc vraimsemblablement pas due à cet héritage.

Trace notable, dans la Turquie actuelle, la Galatie est un lointain témoignage de la présence de Gaulois (Galates) qui servirent Alexandre le Grand comme mercenaires avant de s'établir dans cette région d'Asie mineure. Un quartier d'Istamboul leur aurait été réservé et aurait pris leur nom, celui de Galatasaray, « palais des Galates », où auraient résidé les mercenaires engagés par le pouvoir byzantin. C'est du moins l'une des origines possibles du toponyme. Quoi qu'il en soit, l'Épître aux Galates de l'évangéliste Paul est bien destiné à un peuple celte d'Asie mineure, c'est-à-dire de Turquie.

Langue

Les Gaulois parlaient plusieurs dialectes d'une langue celte (appartenant à la famille des indo-européennes qui sont éteintes). Aucune des langues celtes actuelles ne provient de celles parlées par les Gaulois : le breton, par exemple, dérive de langues parlées en Grande-Bretagne au Ve siècle de notre ère. Le gaulois n'a été que très peu écrit, sans doute principalement pour des raisons de tabou religieux. Lorsqu'il l'a été, l'alphabet grec, connu grâce à l'influence de Marseille (Massalia en grec, Massilia en latin) dès le VIIe siècle avant notre ère, a le plus souvent été utilisé ; le Gaulois est proche du latin, ce qui a longtemps fait penser que les deux langues faisaient parties d'une même sous-famille linguistique, l'italo-celtique. Cette vision des choses n'a désormais plus cours.

Tribus et peuples

Les tribus et peuples gaulois les plus célèbres : Les Gaulois célèbres :

Clientélisme

Les Gaulois, comme nombre de civilisations antiques, tenaient entre eux des rapports fonctionnant sur le principe de la clientèle. Ce lien social très fort apparut à l'époque aristocratique (IIIe-IIe siècles avant notre ère) et perdura jusqu'à la conquète, lorsque des notables locaux (les « Vergobrets » étaient l'équivalent de maires) s'étaient substitués aux nobles. Les clients servaient des patrons, sans doute originellement afin de rembourser d'anciennes dettes, de réparer certaines fautes, ou pour d'autres raisons à caractère social et ce lien se transmettait héréditairement. L'homme ou le peuple client était libre (le clientélisme antique est différent de l'esclavage) mais il devait rendre des services ou s'acquitter de tributs. Un patron pouvait avoir plusieurs clients. Il pouvait, enfin, défaire le lien qui pesait sur sa clientèle ou bien transmettre sa clientèle à un autre. Des gens, des familles entières, pouvaient ainsi être clientes d'une personne ou d'une famille puis d'une autre.

Voir aussi

Il s'agit bien sûr d'une fiction, qui peut apprendre au lecteur informé quelques données importantes du monde antique. Il ne faut cependant pas perdre de vue que l'image proposée dans cette bande dessinée est caricaturale et ne représente que de loin ce qu'était le peuple gaulois. L'aspect chauvin des personnages, par exemple, n'a que peu à voir avec ce que les textes antiques nous rapportent.