|
|
L'Afghanistan est dominé par le massif de l'Hindukush. Plus de 100 sommets dépassent les 6 000 mètres, le plus haut étant le Naochak dans le Pamir à presque 7 500 mètres. L'Hindukush est comme un mur séparant le pays en deux parties, rompu par quelques rares cols bloqués en hiver et par le tunnel du Salang construit avec l'aide soviétique dans les années 60. L'Hindukush subit jusqu'à 50 tremblements de terre par an, certains pouvant faire des milliers de victimes comme en février ou mai 1998.
Quand la neige commence à fondre en mars, les rivières gonflent avec un maximum au printemps sauf dans le Wakhan où le maximum est en Août. Un réchauffement trop rapide du temps peut provoquer des crues violentes et imprédictibles, emportant bêtes et êtres humains. Des quatre principaux bassins aquifères (les fleuves Amu Darya, Hari Rud, Helmand et Kaboul) seul le fleuve Kaboul va jusqu'à la mer, les autres s'évaporant dans des déserts ou la mer d'Aral.
La neige des montagnes est la principale sinon la seule source d'eau dans un pays où il ne pleut presque jamais. Un proverbe afghan dit : « Mieux vaut Kaboul sans or que Kaboul sans neige ».
Les seules provinces avec des forêts sont le Nouristan et Paktia et la déforestation menace les rares forêts restantes. Les autres provinces seraient des plaines ou des montagnes de cailloux sans la présence d'un ingénieux système appelé qarez, surtout dans l'est et le sud du pays: une série de puits (jusqu'à 30 mètres de fond) interconnectés captent la nappe aquifère et un alignement de puits reliés par un tunnel amène l'eau à des dizaines de kilomètres de sa source.