Globalisation

Comment se traduit la mondialisation aujourd'hui ?

La globalisation ou mondialisation s'impose à nous. C'est principalement la vente des biens, des services, des capitaux et du travail humain sur un marché mondial qui ignore les frontières des pays.

Ce phénomène s'est répandu à la fin du XXe siècle avec l'extraordinaire développement de l'informatique et des télécommunications, notamment avec l'Internet. Ces techniques ont bouleversé les formes de travail et de communications dans les entreprises. Les multinationales se sont étendues au niveau planétaire. Dans le même temps, des capitaux par milliards circulent d'un pays à l'autre enrichissant ceux qui ont les moyens de spéculer.

Par ailleurs, la perte de pouvoir des institutions nationales a profité à d'autres organisations telle l'OMC (Organisation mondiale du commerce) basée à Genève. Elle est chargée d'étendre la libéralisation dans toutes les transactions. Tout devient marchandise, qu'il s'agisse des produits agricoles, industriels ou culturels, comme des services publics (postes et télécommunications, santé, éducation, énergie, chemins de fer...).

Quel est le danger de ce type de mondialisation pour les habitants de la planète ?

La recherche de profits toujours plus élevés par les actionnaires se fait au détriment de ceux qui travaillent, salariés commes agriculteurs. Les licenciements pour convenance boursière deviennent une méthode de gestion particulièrement appréciée, alors que les dirigeants se versent des sommes exhorbitantes quels que soient leurs mérites ou leurs résultats.

Au niveau mondial, ce sont des crises comme celles de la Thaïlande ou de l'Argentine, ou même des régions entières des pays développés. Des milliers de gens se retrouvent brutalement sans ressources dans des pays où il n'y a ni sécurité sociale, ni assurance chômage. La plupart des pays africains sont littéralement asphyxiés par des dettes colossales, les plongeant dans un endettement sans fin et des politiques d'austérité imposées par les "plans d'aides" du FMI (Fonds monétaire international) et de la Banque mondiale qui aboutissent à la suppression des budgets sociaux, scolaires... et poussent en permanence des centaines de milliers de personnes dans le déracinement et la fuite par l'émigration vers le mirage des pays riches.

Au niveau de l'environnement, cette course aux profits se traduit par l'absence de réelles mesures pour freiner l'épuisement des richesses naturelles, pour lutter contre la pollution, sans parler de l'acharnement de quelques grandes firmes agroalimentaires (Monsanto, Aventis...) pour imposer des produits nocifs à l'agriculture (pesticides, OGM ...).



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