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| Table of contents |
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2 Causes et enjeux 3 Guerres civiles 4 Voir aussi |
Selon le théoricien prussien Carl von Clausewitz (1780-1831) : la guerre est le prolongement de la politique par d'autres moyens. Cette définition rejoint les antiques idées de la civilisation chinoise : la guerre n'est qu'un des moyen pour imposer sa volonté à un groupe ou à l'inverse y résister. Comme ce moyen est le plus risqué et le plus coûteux, la victoire la plus intéressante est celle qui ne se voit pas, l'adversaire n'ayant pas perdu la face.
Par cette continuité politique, la guerre est aussi un élément incontournable des relations humaines, et donc une chose à laquelle il faut être prêt, ce que traduit le proverbe romain : si vis pace, para bellum (pour vivre en paix, soit prêt à te battre), ou bien l'aphorisme de Nicolas Machiavel : " une guerre prévisible ne se peut éviter, mais seulement repousser ". On peut même considérer que l'état de guerre est naturel, et que c'est la paix qui résulte d'une construction, motivée par les plus grand gain d'un mauvais compromis que de la plus grande victoire. La régulation et le traitement de la guerre sont l'un des sujets majeurs, voire LE sujet, pour les acteurs politiques et religieux (les cultes étant généralement attachés à un idéal de maintien de leur ordre).
Des théoriciens ont pu émettre l'hypothèse que la guerre était aussi une nécessité naturelle pour réguler la population humaine. Cette théorie semble complètement infirmée par la réalité, les guerres même les plus sanglantes n'ayant eu qu'un impact tout à fait négligeable sur la démographie humaine.
Les causes (ou parfois les prétextes) de guerre sont innombrables :
On rappellera aussi que la guerre est souvent une façon de ressouder une communauté contre un ennemi commun, de justifier une forte discipline, ou d'acquerir ou conserver une gloire politiquement nécessaire à un chef charismatique : ce qui rend la guerre fréquente dans les dictatures et les états où les hommes voit leurs certitudes troublés par une brutale évolution politique, économique ou technique.
Ainsi, la raison d'une guerre (le groupe auquel on veut imposer sa loi) n'est pas toujours "en face", mais peut-être dans chaque camp, à l'image de la guerre franco-allemande de 1870, motivée par la volonté de sceller l'unité allemande. Cette interprétation fut également donnée à la première guerre mondiale par des socialistes de chaque camp : la guerre est seulement le moyen (éventuellement inconscient et « naturel au capitalisme ») d'éliminer la question sociale sans la régler.
Les guerres internes à un pays mettant aux prises une partie de la population contre l'autre, sont qualifiées de guerres civiles. Chacun voit dans son ennemi, et même en celui qui voudrait rester neutre, un traitre avec lequel il n'est plus possible de cohabiter, et avec lequel aucun compromis territorial n'est possible (comme cela serait possible avec un ennemi étranger). C'est pourquoi l'unique issue envisagée est bien souvent l'anéantissement de l'autre et de ses alliés réels ou potentiels (y compris femmes et enfants), avec emploi de la terreur, ce qui rend ces guerres meurtrières et sans merci. La plupart des dirigeants n'hésiteront pas donc pas à se lancer dans une guerre étrangère plutôt que de risquer une guerre civile.
L'origine d'une guerre civile peut être aussi quelconque que celui d'une autre guerre. Il est également possible que sa cause réelle soit ailleurs que dans le prétexte affiché.
Théories de la guerre
Causes et enjeux
En fait, une guerre a rarement une cause unique, mais une accumulations de causes profondes, la cause immédiate, par exemple l'affront, servant de déclencheur.Guerres civiles