|
|
Suite à un conflit à Bethléem entre chrétiens latins - protégés par la France - et orthodoxes - protégés par la Russie - les relations entre la Russie et l'empire Ottoman s'envenimèrent jusqu'à la déclaration de guerre.
Les Français et les Anglais, puis les Piémontais, s'allièrent aux Ottomans.
Pour débloquer la situation, les alliés décidèrent de débarquer en Crimée et d'attaquer le principal port russe de cette mer, Sébastopol.
Après leur débarquement en Crimée - 14 septembre 1854 -, les alliés vainquirent les Russes au pont de l'Alma - 20 septembre -, mais préférèrent assiéger Sébastopol.
Les Russes durent saborder leurs navires et utiliser leurs canons comme artillerie additionnelle ainsi que leurs équipages comme troupe à terre. L’amiral Nakhimov fut mortellement blessé à la tete par un franc tireur, et décéda le 30 juin 1855.
Pendant ce siège, les adversaires s'affrontèrent dans les batailles de Balaklava - 25 octobre - et d'Inkerman - 5 novembre.
Le 8 septembre 1855, la tour Malakov, position clé de la ville, tombe aux mains des Français, entraînant la chute de la ville. Avec l’accession d’Alexandre II les pourparlés de paix commencèrent. Le traité de Paris, signé le 30 mars 1856, mit fin à ce conflit.
Cette guerre a une aura d’ignominie pour l’incompétence militaire et logistique, incarnée par la Charge de la brigade légère immortalisée par le poème de Tennyson. Le choléra sappa les préparations françaises pour le siège de Sébastopol, et une violente tempête dans la nuit du 14 novembre 1854 fit couler 41 vaisseaux français, dont 3 militaires, avec leur précieuse cargaison de fournitures, fourrage, habillement et autres nécessités. Cet événement incita le français Urbain le Verrier à mettre au point un systême de réseau européen d'information météorologique afin de pouvoir anticiper les variations climatiques et météorologiques.
Dans l’hiver désespéré qui suivit, le traitement scandaleux des soldats blessés, ce qui fut présenté par les correspondants pour les journaux, déclencha Florence Nightingale à suggérer la mise en place d’une prise en charge des blessés, introduisant les méthodes de soins modernes.
Ce fut aussi le premier conflit à utiliser tactiquement le chemin de fer et où le télégraphe électrique permit des communications beaucoup plus rapide y compris avec le centre de pouvoir politique.
Interessante anecdote: Les troupes occidentales voyant leurs camarades turcs rouler leurs cigarettes dans du papier qui était bien plus efficace que les feuilles de tabac qu’ils utilisaient qui s’émiettaient.
Autour de cette guerre