|
|
En 1941, l'expansionisme militaire du Japon ne pouvait plus désormais se réaliser sans détruire la principale menace qui pouvait encore s'opposer à lui dans le Pacifique : la force navale des États-Unis basée à Hawaï. Ceux-ci leur étaient déjà a priori hostiles d'autant qu'avec d'autres pays, les États-Unis avaient appliqué un embargo sur les matières premières. Réemployant la stratégie qui lui avait réussit contre l'URSS, le Japon décida de bombarder Pearl Harbor le 7 décembre 1941 par surprise. La flotte fut fortement endommagée mais les porte-avions étaient en mer. Simultanément, l'armée japonaise occupa les possessions françaises, britanniques et américaines d'Asie du sud-est comme l'Indochine, Hong Kong, Singapour et les Philippines avec l'intention de prendre les champs pétroliers de Malaisie et même menacer l'Australie.
En mai 1942, la bataille entre porte-avions de la Mer de Corail tourna à l'avantage des alliés. Un mois plus tard, ce fut accentué par celle de Midway.
Malgré la priorité donnée à la guerre contre l'Allemagne et la détermination de l'armée japonaise, les Alliés reprirent peu à peu les îles du Pacifique comme Guadalcanal, les Salomons puis les Philippines après la bataille du golfe de Leyte.
L'armée nationaliste du Kuomintang sous Chiang Kai-shek et les communistes sous Mao Zedong firent front commun contre les Japonais mais sans coopérer.
La capture des îles proches du Japon comme Iwo Jima et Okinawa permit de lancer des attaques aériennes directes. L'Union soviétique déclara la guerre au Japon au début de 1945, attaquant d'abord en Mandchourie. Tokyo subit un bombardement incendiaire tandis que Hiroshima et Nagasaki subirent une attaque nucléaire, provoquant la reddition sans condition du Japon le 15 août 1945.