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Le 2 août 1830, Charles X abdique en faveur de son petit-fils le Comte de Chambord, que ses partisans ont surnommé Henri V. Cependant le parlement a décrété que le trône devrait aller à un cousin éloigné, le Duc d'Orléans, qui est devenu Louis-Philippe Ier.
Le Comte de Chambord est resté légitimiste, réclamant le trône sous la Monarchie de Juillet de Louis-Philippe Ier, la Deuxième République et l'empire de Napoléon III.
Au début des années 1870, comme l'empire s'est effondré après la défaite dans la guerre franco-prussienne, l'Assemblée Nationale offre à Chambord le trône. Toutefois il a exigé, que la France abandonne le drapeau tricolore pour celui des Bourbons, blanc avec fleur-de-lis, ce que l'Assemblée nationale refusa.
Une Troisième République se voulant temporaire a donc été établie pour attendre la mort de Chambord sans enfant et son remplacement par le Comte de Paris, Orléaniste qui est le prétendant que certains royalistes considéraient comme l'héritier du comte de Chambord.
Après la mort de Chambord en 1883, l'opinion publique avait adopté la République comme forme de gouvernement qui nous divise le moins, pour reprendre les mots du président Adolphe Thiers.
À la mort d'Henri V en exil à Frohsdorf (Autriche) en 1883, son cousin et beau-frère, le prince Jean de Bourbon (né en 1822), lui succéda comme aîné des Capétiens et chef de la maison de Bourbon, sous le nom de Jean III et avec le titre de comte de Montizón.