Histoire du Languedoc-Roussillon

Lors du découpage des régions, le Languedoc-Roussillon paraît une construction géographique fragile. Plusieurs de ses départements regardent en effet vers des préfectures régionales voisines: Pyrénées-Orientales et Aude vers Toulouse, le Gard vers Marseille et la Lozère est enclavée au sud du Massif central.

La ville de Montpellier dans l'Hérault est choisie pour préfecture régionale par sa position géographique peu excentrée, alors que son importance est équivalente à Perpignan, Carcassonne, Nîmes et même Béziers.

Cet équilibre change rapidement dans les années 1960 avec l'arrivée de 25 000 rapatriés à la fin de la guerre d'Algérie et l'implantation de la société d'informatique IBM (4000 emplois directs plus les sous-traitants locaux). Le moteur économique est en place.

Ensuite, le moteur politique est le maire Georges Frêche (PS) élu à la fin des années 1970 et qui lance de nombreux projets d'aménagements urbains pour attirer habitants et entreprises. Montpellier devient une véritable métropole régionale que jalousent les autres départements de la région. Cette mésentente entre "Montpellier la surdouée" (slogan publicitaire de la mairie de Montpellier) et le reste de la région se traduit dans l'opposition entre le maire de la capitale régionale et le président du Conseil régional, Jacques Blanc (UMP).

Ce dernier est élu de Lozère et encourage une politique de développement de l'ensemble de la région.

Voir aussi

Histoire de la province du Languedoc. Histoire de la province du Roussillon.




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