Les impacts possibles d'une invasion en Irak ont joué un rôle majeur dans les relations diplomatiques et politiques relatives à la crise Irakienne de 2003. Des sources d'informations ont reporté les différents impacts possibles, supposés, réputés ou attendus du plan américan d'invasion Irakienne. Ce plan devrait être mené à exécution début 2003, and devra avoir soit un effet fortement positif ou fortement négatif sur la politique mondiale, selon la position et le point de vue de chacun. Cet article présente une liste neutre de tous les impacts prédits à la fois par les tenants et les détracteurs du plan.
Voir aussi : Impacts constatés après l'invasion de l'Irak
De plus nombreuses conséquences sont prédites par les personnes opposées au plan d'invasion; dans un souci d'équilibre, les impacts préduits par les personnes favorables à l'invasion américaine incluent :
- changement de régime politique : le retrait de Saddam Hussein et du parti Baas de la scène politique.
- mise en place d'une démocratie représentative en Irak, par le biais d'un gouvernement d'intérim.
- réduction du pouvoir du dictateur dans le reste de la péninsule arabique, et début d'une évolution générale vers la mise en place de démocraties similaires à celles existant en Europe de l'Est ou en Amérique Latine.
- amélioration de la sécurité au Koweit et possibilité de rapatrier la majorité des troupes américaines.
- formalisation de l'état autonome du Kurdistan (à l'intérieur des limites imposées essentiellement par la Turquie), à la condition d'adhésion au plan américain.
- plus grande autonomie pour la région Chiite du sud de l'Irak (bien que pas suffisamment pour menacer l'unification politique avec l'Iran ou pour émuler sa constitution [?]).
- politique d'investissement du G8 à l'égarde de l'Irak, pour encourager sa reconstruction économique.
- la fin des sanctions des Nations Unies contre l'Irak, ayant entrainé un certain durcissement.
- une victoire dans la Guerre contre le terrorisme, en mettant fin aux hypothétiques dons de Saddam aux familles de personnes à l'origne d'attentats suicides en Palestine, et d'une façon générale de tout autre menace pour laquelle Saddam serait allié à Al Qaeda.
- la fin de la menace d'attaque ou d'invasion de l'Iran par Saddam Hussein (voir guerre Iran-Irak de 1980 à 1988, Koweit (Guerre du Golfe en 1990, Arabie Saoudite, Qatar ou Israël (déjà attaquée par missiles), et en particulier, à l'aide d'armes chimiques (qu'il a déjà utilisées) et d'armes biologiques.
- la fin de la menace selon laquelle l'Irak pourrait développer des armes nucléaires, tel qu'il a déjà essayé de faire par le passé, et (ainsi que l'affirment les États-Unis) tel qu'il continue à le faire.
- interviews avec les scientifiques Irakiens, et prise en compte de mesures pour qu'ils ne répliquent pas leur travail de fabrication d'armes pour les Islamistes ou pour des états comme la Corée du Nord, laquelle a également déjà importé des technologies de fabrication de missiles et réactivé ses réacteurs nucléaires.
- une plus grande crédibilité pour les lois internationales contre les armes de destruction massives.
- une plus grande pression en Iran et en Corée du Nord, lesquels font commerce de missiles
- une plus grande crédibilité pour l'administration Bush vis-à-vis de sa lutte contre « l'axe du mal » (Irak, Iran, Corée du Nord)
- système d'alerte vis-à-vis d'autres nations, telles que Cuba, accusée par l'administration Bush d'avoir ou de faire des recherche sur les armes de destruction massive.
- un levier pour imposer une solution dans le conflit Israelo-Palestinien, en réduisant l'influence de Yasser Arafat et d'autres qui se sont alliés avec Saddam Hussein dans le passé (en particulier avant 1991).
- plus grande crédibilité pour les Nations Unies, ou au moins aucune réduction de son influence
- une Pax Americana imposée par le pouvoir américain utile au soutien des Nations Unies, et en particulier les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en commençant par la résolution 1441 selon laquelle l'Irak doit être désarmée
- réduction du coût du pétrole
- division de l'Europe, ce qui laisse planer un doute sur son avenir, en tant que contre-poids aux États-Unis notamment.
La plupart des opposants au plan d'invasion cherchent à aboutir à des situations similaires par d'autres moyens que celui de la guerre. Ils soutiennent souvent que les problèmes censés être résolus par le plan américain, tels que le prix élevé du pétrole, les défis à l'autorité des Nations Unis, les 12 années de sanctions des Nations Unis vis à vis de l'Irak, les vives tensions entre la France, la Chine, la Russie et US (ces pays faisant partie des 5 membres permanents de Conseil de Sécurité des Nations Unis, sont tous des conséquences directes ou indirectes de la politique américaine pratiquée depuis au moins 1986, et en particulier depuis 1991. Un changement stratégique, incluant le rappel des troupes américaines en Arabie Saoudite (tel que Al Qaeda et plus récemment des personnalités saoudiennes l'ont demandé), la fin ou le relachement de sanctions qui n'ont eu aucun effet sur le pouvoir tenu par Saddam Hussein, le respect à la fois de l'autorité et du rythme de prise de décision des Nations Unis, affirment t-ils, est à même de réduire les tensions existantes. En comparaison, les attaques prévues sur l'Irak, selon le calendrier américain, aboutira à :
des impacts écologiques négatifs sur :
- le bassin hydrographique du Golfe persique
- le bassin hydrographique de la rivière du Tigre
- le bassin hydrographique de l'Euphrate
- l'écoregion du désert du Koweit - déjà fortement victime des actions menées pendant la Guerre du Golfe
- les écoregions couvrant l'Irak et le Koweit, ayant jusqu'alors échappés aux destructions de la région
- le bassin hydrographique de la Mer caspienne, en particulier si de nouveaux oléoducs pétroliers sont construits
- les flux d'eau et la qualité des sols de Kurdistan, de l'Arabie, et des régions agricoles de l'Irak chiite
- la totalité de la région, après utilisation d'armes chimiques ou d'armes biologiques par l'Irak ou par accident
- la totalité de la région dû aux radiations des munitions en uranium appauvri ou des armes nucléaires (que les États Unis ont menacé d'utiliser, en particulier sur les bunkers, en dépit du fait que l'utilisation de ce type d'armes sur des stocks d'armes biologiques risquent d'entrainer leur dissémination plutôt que leur destruction).
une augmentation des activités islamistes pouvant aboutir à
- une diminution du tourisme dans le monde, en particulier pour le tourisme nécessitant des voyages aériens, par peur d'attentas terroristes
- une augmentation de la crédibilité des extrémistes islamistes lorsqu'ils indiquent que les Etats Unis cherchent l'hégémonie dans les régions productrices de pétrole du Golfe.
- une reprise du pouvoir par les Talibans en Afghanistan
- une augmentation de la puissance d'Al Qaeda, recrutant dans tous les pays où cette organisation est active
- des attaques sur les forces des Nations Unis, localisées en Afghanistan
- une ou plusieurs révolutions Islamistes dans les pays du Koweit, Irak, Jordanie, Syrie, et en particulier Arabie Saoudite et en Égypte - éventuellement soutenues par l'Iran, peut-être dans l'objectif d'éviter d'être envahis eux-même
- des menaces vis-à-vis de la stabilité politique en Arabie, en particulier les monarchies de Jordanie, Koweit et d'Arabie Saoudite, en raison du gain de crédibilité des activistes, mais non des terroristes, en particulier si les forces armées américaines, britanniques ou turques demeurent dans la région après la guerre
- une détérioration des relations entre les Etats Unis et l'Arabie Saoudite, en particulier si les princes Wahabistes prennent le pouvoir dans le pays, et que les forces américaines demeurent dans la région
- du terrorisme islamiste partout dans le monde, en particulier vis-à-vis des citoyens américains et britanniques
- des attaques, voire élimination des personnalités modérées de la philosophie islamique moderne, qui pourraient réduire avec succès les influences extrémistes
instabilité en Irak après la guerre, pouvant inclure
- une crise humanitaire en Irak, due à des manques de nourriture, d'eau potable, de médicaments ou autres produits de première nécessité
- des dommages collatéraux à l'infrastructure civile, en particulier les hopitaux, les routes et les centrales électriques.
- Mise hors service de l'électronique du fait de l'utilisation d'armes électromagnétiques par les états-unis, incluant les véhicules d'urgence, les équipements des hopitaux.
- rébellion, sabotage et terrorisme par le parti Baas avec ou sans Saddam Hussein
- menaces vis-à-vis du Kurdistan, en tant que région indépendante au sein de l'Irak
- réapparition des conflits avec les Kurdes, en Irak et en Turquie, if Bagdad ou Ankara impose de nouvelles frontières
- interférence par la Turquie, la Syrie et l'Iran, qui ont aussi des Kurdes au sein de leurs populations
- la guerre si la Turquie renouvelle ses demandes traditionnelles pour que Mossoul et d'autres villes pétrolifères du nord de l'Irak soient déclarées turques
- menaces vis-à-vis des turkmènes en Irak et au Kurdistan, en particulier si la Turquie ou le Turkménistan les utilisent comme excuses pour interférer dans la politique intérieur irakienne
- rebellion dans les territoires chiites par des groupes cherchant la réunion avec l'Iran
des modifications majeures dans les équilibres du pouvoir dans le secteur pétrolier due
- à la perte de la propriété publique par l'Irak des réserves de pétrole, des champs pétrolifères et des contrats
- au contrôle par les américains, les anglais et les turques du pétrole irakien, qui jusqu'à la guerre alimentait essentiellement les marchés européens
- a des prix plus élevés à long terme en raison d'un contrôle mondial du marché pétrolier par les américains
- à un impérialisme pétrolier étant donné que les champs pétrolifères de la mer Caspienne seront sous le contrôle de l'hégémonie militaire américaine
des dérives diplomatiques et changements de bord brutaux
- réduction du role des lois internationales et des Nations Unis, en particulier du Conseil de Sécurité des Nations Unis (en particulier si le role de ce dernier est limité dans l'après guerre)
- perte de crédibilité des inspecteurs des nations unis si ils n'ont pas la possibilité de terminer leur travail
- un précédent, en ce qui concerne le rejet de conseil des Nations Unis dans son role de juge de justification d'un conflit futur
- la diminution du role de l'OTAN en raison des différences d'opinion entre les Etats Unis/Angleterre et l'eurasie, vis à vis de la résolution des conflits en Turquie, ainsi qu'en raison de la position de la France contre l'invasion de l'Irak
- l'unification progressive d'un bloc au conseil de sécurité de l'ONU, sur la thématique irakienne, entre la France, l'Allemagne, la Russie et la China, afin de bloquer les actions américaines et anglaises
- la perte de tolérance générale vis à vis du leadship américain sur les questions des relations internationales
- une justification pour la guerre et le meurtre comme méthodes légitimes pour résoudre les conflits
- la perte de la Ligue Arabe comme partenaire dans la paix
Des effets négatifs sur la politique interne du Royaume Unis, en particulier sur
- L'unité de l'Union Européenne, en particulier en matière de gestion de conflits et relatif à l'OTAN.
- Le Labour Party of the UK - des frictions entre le Cabinet (pour) et les Commons (contre)
- Envers la confiance de l'UK House of Commons dans son premier ministre Tony Blair - qui pourrait amener à demander sa démission et son remplacement par un autre premier ministre
- Les relations USA et GB, en particulier US-UK relations en particulier si Blair perd le pouvoir et la possibilité de soutenir la politique de Bush.
- La perte de crédibilité du gouvernement britannique dans sa gestion des crises internationales (voir le fiasco du document de l'étudiant à l'ONU)
Voir aussi
- biosûreté, biosécurité, environnement, écologie, w:Ecorégion PA 1303 , Guerre en Irak, 2003