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Io est un satellite naturel de Jupiter. Elle est une des quatre lunes galiléennes de Jupiter, la plus proche de ces lunes à la planète.
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| Découverte | |||||||
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| Découverte par | Simon Marius Galilée |
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| Découverte en | 1610 | ||||||
| Caractéristiques de l'orbite | |||||||
| Rayon moyen | 421 600 km | ||||||
| Excentricité | 0,041 | ||||||
| Période de révolution | 1j 18h 27,6m | ||||||
| Inclinaison | 0,040° | C'est un satellite de | Jupiter | ||||
| Caractéristiques physiques | |||||||
| Diamètre à l'équateur | 3632 km | ||||||
| Surface | 41 000 000 km2 | ||||||
| Masse | 8,94×1022 kg | ||||||
| Densité moyenne | 3,55 g/cm3 | ||||||
| Gravité de surface | 1,81 m/s2 | ||||||
| Période de rotation | 1d 18h 27,6m | ||||||
| Inclinaison de l'axe | ° | ||||||
| Albédo | 0,61 | ||||||
| Température de surface |
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| Caractéristiques de l'atmosphère | |||||||
| Pression atmosphérique | trace kPa | ||||||
| Dioxyde de soufre | % | ||||||
| Table of contents |
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2 Volcanisme 3 Atmosphère |
Description
Io est surtout remarquable pour son volcanisme; c'est l'objet le plus actif du système solaire.
À la différence des volcans terrestre, les volcans sur Io rejettent du soufre ou peut-être de l'anhydride sulfureux.
L'énergie nécessaire à cette activité provient probablement des interactions de marée entre Io, Europe, Ganymède et Jupiter. Les trois lunes sont en résonance orbitale dans un rapport 4:2:1. Bien que Io présente toujours la même face à Jupiter, la présence d'Europe et de Ganymède la fait vaciller un peu. Cette interaction déforme la surface de Io qui se soulève et s'abaisse jusqu'à 100 mètres et produit de la chaleur par le frottement interne.
L'orbite de Io traverse également les lignes du champ magnétique de Jupiter, ce qui génèrent un courant électrique. Bien que ce ne soit pas une grande source d'énergie comparé à l'échauffement dû aux forces de marée, ce courant produit une puissance de plus de 1 terawatts avec un potentiel de 400 000 volts. Ce courant électrique entraîne au loin des atomes ionisés provenant de Io à un taux de mille kilogrammes par seconde. Ces particules ionisées forment un tore de rayonnement ultraviolet intense autour de Jupiter. Les particules qui s'échappent de ce tore sont partiellement responsables de la magnétosphère exceptionnellement étendue de Jupiter. Des données récentes provenant de la sonde Galileo indiquent que Io pourrait posséder son propre champ magnétique.
L'emplacement de Io vis-à-vis de la Terre et de Jupiter a une forte influence sur l'intensité des émissions d'ondes radio joviennes captée sur Terre. Quand le Io est visible, les signaux radio de Jupiter augmentent considérablement.
Volcanisme
On a mesuré que certains panaches des éruptions volcaniques de Io montent à plus de 300 kilomètres au-dessus de la surface avant de retomber, la matière étant éjectée de la surface à une vitesse d'environ un kilomètre par seconde.
Ces éruptions volcaniques sont très changeantes; durant les quatre mois séparant l'arrivée des sondes Voyager 1 et Voyager 2, certaines d'entre elles se sont arrêtées et d'autres ont commencé.
Les dépôts entourant les volcans changent aussi d'aspect.
À la différence de la plupart des lunes du système solaire externe, la composition de Io est vaguement similaire à celle des planètes terrestres, qui sont principalement composées de magma riche en silicates. Des données récentes provenant de la sonde Galileo indiquent que Io possède un noyau d'un rayon d'au moins 900 kilomètres composé de fer, peut-être mélangé à du sulfure de fer.
La surface de Io est presque totalement dépourvues de cratères, ce qui signifie qu'elle doit être très récente. En plus des volcans, on trouve à la surface de Io des montagnes non-volcaniques, de nombreux lacs de soufre fondu, des calderas profonds de plusieurs kilomètres et des étendues d'écoulements de fluides de basse viscosité de centaines kilomètres de long, probablement composés d'une certaine forme de soufre fondu ou de silicates. Le soufre et ses composés possèdent un éventail de couleurs qui sont responsables de l'aspect varié de Io.
L'analyse des images de Voyager a mené les scientifiques à croire que les écoulements de lave à la surface de Io sont composés la plupart du temps de divers composés de soufre fondu.
Cependant, des études infrarouge menées ultérieurement à partir du sol indiquent qu'elles sont trop chaudes pour être du soufre liquide.
Certains des points les plus chauds sur Io peuvent atteindre des températures aussi hautes que 2000 K, bien que la moyenne est nettement inférieure, environ 130 K.
Une idée courante est que les laves de Io sont composées de roches en fusion riches en silicates.
Des observations récentes du télescope spatial Hubble indiquent que cette matière est peut être riche en sodium.
Atmosphère
Io a une mince atmosphère composée de dioxyde de soufre et peut-être de quelques autres gaz.
À la différence des autres satellites galiléens, Io ne possède peu ou pas d'eau.
C'est probablement parce que au début de l'évolution du système solaire, Jupiter était assez chaud pour chasser les éléments volatils à proximité de Io mais pas assez chaud pour faire de même avec ses autres lunes.
Europe (lune) | Callisto (lune) | Ganymède (lune)