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Parcours politique
Il fait son entrée en politique en 1985 comme jeune prêtre engagé (il a 32 ans) partisan de la théologie de la libération et adversaire résolu du président Jean-Claude Duvalier (bébé Doc). Les mouvements de protestations contre le régime et les «tontons macoutes» provoquent l'exil de ce dernier en France en février 1986.
Orateur au verbe enflammé, il est exclu en 1988 par la hiérarchie catholique de l'ordre des Salésiens pour «incitation à la haine et à la violence et exaltation de la lutte des classes». Ce qui ne l'empèche pas, deux ans plus tard, soutenu par la base de l'Eglise engagée, les «Ti l'église» et par des millions de pauvres des bidonvilles et des campagnes, d'être triomphalement élu à la présidence au nom d'un nationalisme progressiste et populiste ouvertement anti-américain.
Huit mois après sa prise de fonctions, il est renversé le 30 septembre 1991 par un coup d'Etat militaire sanglant du général Raoul Cédras, chef de l'armée.
Exilé au Venezuela, puis à Washington, il fait reconnaitre son gouvernement en exil et réussit à convraincre l'administration américaine, qui finit par intervenir militairement à Haïti avec 20.000 hommes en octobre 1994. Il est président de 1994 à 1996.
C'est son ancien premier ministre, René Préval, qui le remplace à la tête du pays aux élections de décembre 1995. Ce dernier sera président jusqu'en 2001 année qui voit le retour au pouvoir de Jean-Bertrand Aristide après des élections législatives d'élections dont la régularité est contestée par ses opposants.
Depuis son mandat, qui doit s'achever en 2006, semble être marqué par une crise économique et politique persistante et une dérive vers le despotisme dénoncée par beaucoup d'observateurs. Fin 2003, à l'heure de la célébration du bicentenaire de l'indépendance, manifestations, contre-manifestations, répression politique semblent être le lot quotidien en Haïti.