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Jean Moulin, né à Béziers le 20 juin 1899 et mort vers Metz le 8 juillet 1943, est un héros de la Résistance française.
Mobilisé en 1918, il participe aux derniers mois de la Première guerre mondiale, puis obtient une licence de droit en 1921. Il entre alors dans l'administration préfectorale, comme chef de cabinet du préfet de la Savoie, en 1922, puis comme sous-préfet d'Albertville, de 1925 à 1930. Il y sera à l'époque le plus jeune sous-préfet de France. Il occupe ensuite les postes de sous-préfet de Châteaulin en 1930, de Thonon-les-Bains en 1933 et de Montargis, en 1934. Parralèlement, il publie des caricatures et des dessins humoristiques sous le pseudonyme de Romanin.
À Albertville, il se lie avec Pierre Cot, homme politique de gauche, dont il deviendra chef de cabinet, au ministère de l'air, en 1936. En 1937, il devient le plus jeune préfet de France, dans l'Aveyron.
Nommé en 1939 préfet d'Eure-et-Loir, il est arrêté en juin 1940 par les Allemands parce qu'il refuse d'accuser une troupe de soldats africains de l'armée française d'exactions. Il tente alors de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre. Il gardera une cicatrice qu'il cahera souvent avec une écharpe. Politiquement marqué à gauche, il est révoqué par le Régime de Vichy le 2 novembre 1940 et placé en disponibilité. Il s'installa dans sa maison familiale de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône) et entre dans la Résistance. Il rejoint Londres en octobre 1941 sous le nom de Joseph Jean Mercier et y rencontre le général de Gaulle, qui le charge d'unifier les mouvements de la Résistance. Il est parachuté dans les Alpilles dans la nuit du 1er janvier 1941. Il emploie les pseudonymes de Rex puis de Max.
En février 1943, il retourne à Londres. Il en repart le 21 mars 1943, chargé pour mission de créer le Conseil National de la Résistance (CNR), tâche peu aisée, car chaque mouvement cherche à conserver son indépendance. La première réunion du CNR se tient à Paris, le 27 mai 1943. Il est arrêté le 21 juin 1943 à Caluire-et-Cuire (Rhône), dans la maison du docteur Frédéric Dugoujon, lors d'une réunion des principaux chefs, par Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon. Torturé, il meurt dans le train qui le conduit vers les camps de concentration.
Enterré au cimetière parisien du Père Lachaise, ses cendres ont été transférées au Panthéon le 19 décembre 1964. Le discours prononcé par André Malraux lors de cette cérémonie est resté célèbre :
Controverse
Lorsqu'il vint à la réunion de Caluire, René Hardy, qui avait déjà été arrêté par la Gestapo, puis libéré, était suivi par la Gestapo. Certains estiment qu'il s'agissait d'une trahison, d'autres d'une imprudence fatale.Liens externes
Quelques biographies de Jean Moulin :
Le discours de Malraux :