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Exploitant agricole dans le Larzac (éleveur de moutons pour la fabrication du roquefort), il est surtout connu pour sa participation à des débats ou des manifestations contre la mondialisation. Il a participé à la lutte contre le camp militaire du Larzac. Il est membre de la Confédération paysanne, syndicat agricole prônant une politique respectueuse des personnes et de l'environnement, jugée incompatible avec le modèle de l'industrie agro-alimentaire moderne. À ce titre, il est l'une des figures en vue dans la lutte contre les OGM (organismes génétiquement modifiés). Il est en particulier connu pour sa lutte contre la "malbouffe", symbolisée par les repas servis dans la restauration rapide (comme les McDonald's).
Il participa en 1999 à des manifestations à Seattle contre le sommet de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). En 2001, il a mené une action anti-OGM au Brésil. En 2002, il a également été arrêté et expulsé par la police israélienne pour avoir protesté à Ramallah contre l'occupation de la Palestine. Il est également intervenu pour soutenir les mouvements des Tahitiens et des Kanaks.
Dans son action syndicale ou politique, José Bové, assisté d'autres militants, a parfois eu recours à des méthodes contraires à la loi comme par exemple le "démontage" d'un restaurant McDonald's en construction, en réponse à l'obligation par l'OMC, d'autoriser les importations de boeuf aux hormones en provenance des États-Unis, l'arrachage de champs d'essai OGM ou de plants de riz transgénique dans un laboratoire du CIRAD, avec l'aide de militants indiens, qui pratiquent réguliérement ce genre d'action en Inde, dans la plus pure lignée des actions de Gandhi (voir aussi à ce sujet Coca-Cola et Bophal).
À ce titre, José Bové a été condamné à de nombreuses reprises (voir liste ci-dessous). On retiendra surtout sa condamnation à dix mois ferme en 2003, après un appel et un pourvoi en cassation. La Confédération paysanne dénonce « la dureté sans précédent de cette condamnation, aucun responsable syndical de niveau national n'ayant été incarcéré depuis le régime fasciste de Vichy », condamnation qui « montre la dégradation des libertés syndicales » en France. Peu après son incarcération en juin 2003, son avocat a demandé pour José Bové le statut de prisonnier politique. Cette demande fait suite à une arrestation assez musclée qui fut à l'origine de multiples protestations.
Les soutiens de José Bové le présentent comme le défenseur des petits agriculteurs en France et dans le monde. C'est ainsi que la détérioration du McDonald's de Millau est considérée comme le symbole de la lutte contre la mondialisation libérale et son plus grand représentant, les États-Unis. De façon similaire, la destruction des plants de riz transgéniques dans un laboratoire du CIRAD est considérée par ses sympathisants comme le symbole de la lutte contre l'imposition d'un modèle d'agriculture potentiellement dangereuse, rappelant les veaux aux hormones américains et la maladie de la vache folle. Cela constitue donc, d'après eux, un acte de désobéissance civile.
Parmi les détracteurs de José Bové, certains n'acceptent pas les actions illégales, notamment lorsqu'elle s'accompagnent de la violation des droits de propriété et de la destruction de biens d'autrui. Concernant les OGM, on lui reproche souvent de faire obstacle aux avancées de la science et aux progrès de l'agriculture. D'autres enfin, y compris dans son propre syndicat, supportent difficilement sa trop grande médiatisation.
José Bové est actuellement (2004) porte-parole national de la Confédération paysanne. Il fait également partie des membres fondateurs de l'association ATTAC.
Parcours judiciaire de José Bové
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