La Knesset (כנסת, assemblée, en hébreu) est le parlement israélien. Elle s'est rassemblée pour la première fois le 14 février 1949.
Elections législatives du 28 janvier 2003
- Partis de droite :
- Likoud, parti du premier ministre Ariel Sharon, 38 sièges (+19)
- Israël B'Ailyah, russophones, 2 sièges (-2)
- Ihud Leumi, unité nationale, 7 sièges (inchangé)
- Partis religieux :
- Shas, religieux orthodoxes séfarades, 11 sièges (-6)
- Judaïsme de la Torrah, 7 sièges (inchangé)
- Mafdal, parti national religieux, 6 sièges (+1)
- Partis de gauche :
- Parti travailliste, 19 sièges (-6)
- Shinouï ("Changement"), parti laïque libéral, 15 sièges (+9)
- Meretz, gauche pacifiste, 6 sièges (-4)
- Hadash, communiste arabe, 3 sièges (inchangé)
- Balad, gauche arabe, 3 sièges (+1)
- Autres
- Am Ehad, un peuple, 3 sièges (+1)
- Liste Arabe Unie, 2 sièges (-3)
Ces élections ont été un franc succès pour le premier ministre Ariel Sharon, alors que les travaillistes, qui s'étaient gauchisés avec Amram Mitzna, connaissent un chute historique. Le Shinouï, ennemi du Shas, fait une percée spectaculaire.
Pour former un gouvernement de droite, le premier ministre, n'aura aucun problème car le camp "national" dispose d'une confortable majorité d'au moins 69 sièges. Mais s'il souhaite un gouvernement d'"union nationale" comme en février 2001, il aura beaucoup plus de difficulté.
Ces élections ont mis en évidence ou ont confirmé des changements dans les fondamentaux de la population israélienne :
- intégration de l'immigration en provenance de la Russie,
- importance croissante de la minorité arabe (20% de la population et 15% du corps électoral),
- opposition entre le dynamisme économique et social de Tel-Aviv et le conservatisme de Jérusalem,
- perte de l'audience des grandes formations politiques, minées par les affaires de corruption.
Elles ont aussi eu lieu dans un contexte économique, politique et social, très difficile.
- violence et terrorisme incessants,
- recul du PNB, -1,5% en 2002 et -0,5% en 2001,
- baisse de 50% des revenus du tourisme,
- chômage à 10%, malgré la "soupape invisible" que constituent les travailleurs frontaliers palestiniens,
- augmentation du nombre et de la proportion des plus démunis,
- inflation de 7% qui ronge le revenu des travailleurs,
- le "shekel" ne cesse de reculer par rapport au dollar,
- politique de forts taux d'intérêts, imposée par la guerre, et qui bloque toute reprise.