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Gervaise, grâce à son voisin Goujet, un forgeron amoureux d'elle mais qui n'ose avouer sa flamme, achète une blanchisserie qui lui permet d'acquérir très vite une certaine aisance, malgré le fait que Coupeau, tombé d'un toit, soit désormais pour elle un fardeau plus qu'une source de revenus.
La situation se détériore avec le retour de Lantier, que Coupeau accepte d'héberger sous son toit et qui redevient l'amant de Gervaise. Coupeau, sobre avant son accident, boit de plus en plus, et Gervaise finit à son tour par sombrer dans l'alcoolisme. Le principal lieu de débauche est l'Assommoir, débit de boissons tenu par le père Colombe, au milieu duquel trône un alambic que Zola transforme en monstre au fil du roman. De déchéance en déchéance, Gervaise sombre dans la misère. Après avoir vu mourir Coupeau (dont les crises de delirium tremens sont un des moments forts du roman), elle s'éteint elle-même, victime de la faim et de la misère, dans une niche située sous le principal escalier de l'immeuble de la rue de la Goutte-d'Or, autre monstre longuement décrit par Zola dans le roman.
Il y eut également par la suite de nombreuses adaptations au cinéma, la plus célèbre étant sans doute Gervaise, film de René Clément sorti en 1956.
Les adaptations
Deux ans après sa parution, L'Assommoir fut adapté au théâtre par William Busnach et Gustave Gastineau, avec l'aide de Zola. La première eut lieu le 18 janvier 1879, et connut un vif succès. On appréciait notamment le tableau du Lavoir, avec la fessée à coups de battoir, violente bagarre opposant Gervaise à Viriginie (sœur de la maîtresse de Lantier).