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Claude Lantier est le fils de Gervaise Macquart et d'Auguste Lantier (voir L'Assommoir, roman où on nous dit qu'à l'âge de huit ans il a été amené à Plassans par un vieux monsieur séduit par la qualité de ses dessins). Il apparaît aussi dans Le Ventre de Paris. Il est ici l'ami d'enfance du romancier Sandoz, personnage dans lequel Zola a mis beaucoup de lui-même. Avec Sandoz et avec d'autres peintres ou sculpteurs, Lantier combat pour imposer une nouvelle forme de peinture, bien éloignée des canons néo-classiques qui ont la faveur des expositions officielles. Si certains d'entre eux réussissent finalement à s'imposer, Lantier va pour sa part d'échec en échec, demeurant incompris du public et souvent de ses propres amis.
Le roman est aussi une histoire d'amour, qui, comme c'est le plus souvent le cas chez Zola, finit mal. Claude Lantier a rencontré un soir de pluie, sous le porche de son immeuble, une jeune femme prénommée Christine, avec qui il partagera sa vie et ses échecs. Ils vont habiter à la campagne, où Claude trouve d'abord le soulagement. Ils ont un enfant, mais celui-ci, hydrocéphale, mourra à l'âge de douze ans. Entre temps, le couple est revenu vivre à Paris, où Claude retrouve à la fois ses amis et le sentiment de son échec. Il finit par abandonner sa femme et son enfant pour aller vivre dans un grand hangar où il a entrepris une œuvre gigantesque, toile qu'il laissera inachevée et devant laquelle il se pendra.