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Langue germanique parlée en Islande, l'islandais a pour racine historique le norrois, qui était pratiqué depuis le moyen-âge dans les pays scandinaves (Suède, Danemark, Norvège et Islande). L'isolement de l'Islande et son importante culture de l'écrit ont permis une conservation exceptionnelle de la langue originelle, notamment dans sa version écrite, mais également orale. De fait, un Islandais est toujours capable de lire sans grande difficulté une saga écrite au XIIIe siècle par ses ancêtres.
L'occupation danoise de l'Islande de 1380 à 1918 n'a eu quasiment aucune influence sur l'évolution linguistique de l'islandais, qui resta employé pour le quotidien de la population. Le danois ne fut employé que pour les communications officielles. Il en fut de même lors de l'occupation étasunienne qui débuta en 1940 et s'amenuisa après les années 1950.
Depuis plusieurs siècles, les autorités islandaises appliquent une politique volontariste pour préserver la « pureté » de cette langue. Depuis le XVIIIe siècle, des écrivains, puis des terminologues, ont pour mission de créer de nouveaux vocables pour adapter l'islandais à l'évolution des usages et aux nouveaux concepts, et ainsi lui éviter le recours à des emprunts à des langues étrangères, notamment danois et anglais. Des anciens mots tombés en désuétude sont remis au goût du jour et des néologismes sont crées à partir des racines de la langue. En 1944, l'islandais est inscrit dans la constitution comme langue officielle du pays, et, depuis, elle est la seule langue autorisée dans les écrits officiels ou les débats publics.