Léopold II de Belgique

Léopold II, roi des Belges (Louis Philippe Marie Victor) (9 avril 1835 - 17 décembre 1909), a succédé à son père, Léopold Ier, sur le trône belge en 1865. Sa mère était Louise d'Orléans. N'ayant pas de fils, c'est son neveu, Albert Ier, qui lui succéda à sa mort.

Le monarque fut surtout connu pour avoir sa propre colonie, l'état indépendant du Congo, qu'il a pratiquement faite sa propriété privée en 1884. À la suite d'une campagne internationale dénonçant le traitement extraordinairement brutal des populations locales, il dut céder sa colonie à la Belgique qui renomma le territoire Congo belge.

Table of contents
1 Premières années
2 Intérêts en Afrique
3 L'État indépendant du Congo
4 Écrits au sujet de Léopold II
5 Lien Externe (en anglais)
6 Voir aussi

Premières années

Léopold est né à Bruxelles. À un âge jeune, il s'est engagé dans l'armée belge, et à Bruxelles, le 22 août 1853, il a épousé Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, Archiduchesse d'Autriche, née à Pesth, Autriche (maintenant Budapest, Hongrie) le 23 août 1836, et morte à Spa, Belgique le 20 septembre 1902. Elle était la fille de Joseph, Archiduc d'Autriche (1776 - 1847) qui était le fils de Leopold II, Saint-Empereur (1747 - 1792).

Léopold II et Marie-Henriette eurent quatre filles :

Léopold II était également le père de deux fils, Lucien Philippe Marie Antoine (1906-1984) et Philippe Henri Marie François (1907-1914), nés hors du mariage. Leur mère était Blanche Zélia Joséphine Delacroix (1883-1948), aka Caroline Lacroix, une prostituée qui a épousé le roi le 12 décembre 1909, dans une cérémonie religieuse sans validité en vertu de la loi belge, au Château de Laeken, cinq jours avant sa mort. Ces fils ont été adoptés en 1910 par le deuxième mari de Lacroix, Antoine Durrieux.

Dans la politique domestique belge Leopold a soutenu la défense militaire comme base de neutralité, mais il ne put obtenir de loi universelle de conscription avant son lit de la mort.

Intérêts en Afrique

En 1876 Léopold II des Belges a organisé une association internationale comme paravent pour son plan privé de "développer" l'Afrique centrale. En 1879, sous le patronage de Léopold, Henry Morton Stanley a agressivement concurrencé l'explorateur Français Pierre Savorgnan de Brazza pour acquérir des droits sur la région du Congo. Pendant les cinq années suivantes, Stanley travailla fièvreusement pour ouvrir le Congo inférieur au commerce, construisant une route du fleuve inférieur au Stanley Pool (maintenant Pool Malebo), où le fleuve devient navigable. Le comportement impitoyable de Stanley, qui souleva de beaucoup de critique en Angleterre, lui a valu lui le surnom africain Bula Matari, ou "briseur de roches."

À laconférence de Berlin de 1884-85, des représentants de 14 pays européens et les États-Unis reconnurent Léopold comme souverain de l'état indépendant du Congo. En 1891, il a employé l'explorateur Canadien, et commandant militaire britannique, William Grant Stairs pour commander une mission pour prendre la commande des terres riches en cuivre du Katanga.

Des témoignage établissant l'exploitation indigne et les mauvais traitements dont était victime la population indigène, y compris l'esclavage, la malnutrition, et la mutilation, en particulier dans l'industrie du caoutchouc, menèrent à un mouvement international de protestation au début des années 1900. En conclusion, en 1908, le parlement belge a contraint le roi à céder l'État indépendant du Congo à la Belgique.

L'État indépendant du Congo

Monarque constitutionnel en Belgique, Léopold a gouverné l'État indépendant du Congo (renommé Zaïre et maintenant République démocratique du Congo) comme son domaine personnel. L'exploitation aux Indes orientales hollandaises, en Indochine française, au Sud-ouest Afriquain allemand, en Rhodésie, et en Afrique du Sud ne sont rien en comparaison de celle qui eut alors cours.

Les profits du Roi Léopold II, le célèbre philanthrope, abolitionniste, et souverain auto-appointé de l'État indépendant du Congo (1885) qui était soixante-seize fois plus grand géographiquement que la Belgique elle-même, et ceux des compagnies multinationales concessionnaires sous ses auspices ont été principalement faits sur l'industrie du caoutchouc Congolais, qui historiquement n'avait jamais été produit aussi massivement. Entre 1880 et 1920 la population du Congo fut ainsi divisée par deux ; plus de 10 millions d'indigènes furent les victimes du meurtre, de la famine, du travail forcé et de la maladie.

Le Roi Leopold II est mort le 17 décembre 1909 et fut enterré dans la crypte royale à l'église Notre-Dame, cimetière de Laeken, Bruxelles, Belgique.

Écrits au sujet de Léopold II

Beaucoup des auteurs les plus réputés de l'époque ont participé à la condamnation internationale de l'exploitation du Congo par Léopold II, incluant Arthur Conan Doyle, Booker T. Washington, et ceux mentionnés ci-dessous.

King Leopold's Ghost par Adam Hochschild décrit l'histoire et la brutalité de la règle du Roi Léopold au Congo belge.

Le Congo belge du Roi Léopold a été décrit comme un régime colonial de travail forcé, de viol et de mutilation dans Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad.

Mark Twain a écrit une satire politique sarcastique, King Leopold's Soliloquy.

Lien Externe (en anglais)

Voir aussi

Monarques de Belgique - Belgique - Politique de la Belgique




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