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| Table of contents |
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2 Au niveau sociétal 3 Le mythe du bon sauvage 4 définitions 5 de la Liberté aux droits de l'homme |
Au niveau individuel
C'est la faculté par laquelle l'individu peut disposer de lui-même et déterminer sa volonté en l'absence de toute contrainte physique, c'est-à-dire indépendamment de la causalité naturelle (chez Kant par exemple). En ce sens, la liberté s'oppose au déterminisme, au fatalisme et à toute doctrine qui soutient la nécessité du devenir. Le concept de liberté divise donc les philosophes en deux camps : ceux qui en font le fondement de l'action et de la morale humaines (Epicure, Descartes]], Kant), ceux qui la nient (Démocrite, Spinoza, Nietzsche).
On emploie parfois le concept de liberté pour désigner des actes de la volonté non contraints par les normes de la morale ; les philosophes parlent plutôt à ce sujet de licence. La licence est subjective et arbitraire ; on l'associe souvent à des sentiments ou des passions, comme le sentiment d'indépendance et d'autonomie. Mais ces sentiments subjectifs conduisent les hommes à accomplir des actes indifféremment bon ou mauvais, des actes par lesquels ils se nuisent à eux-mêmes. Remarquons que le mot arbitraire, qualifiant la contingence des affections individuelles, n'est pas synonyme de liberté.
En revanche, est dit libre l'homme qui se gouverne selon sa raison. Cela sous-entend que l'individu doit être en mesure de faire preuve de discernement et d'un grand sens critique : l'homme libre se donne à lui-même des normes cognitives.
L'accès par le plus grand nombre aux techniques, informations et connaissances est donc primordial pour être en mesure d'effectuer un jugement raisonné. À ce titre l'accès universel à l'éducation est une condition de possiblité de la liberté.
Le mouvement ouvrier, au XIXème siècle, ajoutera la distinction entre la liberté formelle et la liberté réelle.
Les différentes libertés collectives :
Au niveau sociétal
Dans cette même optique, les brevets logiciels, qui entraineraient la formation de trusts surpuissant juridiquement, seraient une négation des libertés individuelles. Alors que des mouvements tels l'Open Source ou Copyleft tendent à favoriser l'accès à la connaissance et aux techniques de manière universelle, ce qui, à l'heure de la mondialisation, représente un élément primordial pour la défense des libertés individuelles dans les pays émergents, les rendant techniquement indépendants des pays « déjà développés ».
Le mythe du bon sauvage
Il existe cependant un point de vue opposé à cette vision de l'éducation défendant les libertés. Ainsi au XVIIIe siècle, Montesquieu défendait un mythe du bon sauvage, considérant l'éducation comme une domestication de l'homme, et la société comme un carcan. Ce point de vue, intéressant, provient tout de même d'une époque révolue et, est aujourd'hui discutable sachant que la société a beaucoup évolué. Que des évènements comme la Révolution française, l'abolition de l'esclavage, ou l'instauration de la séparation des pouvoirs, ont menés à la démocratie constitutionnelle en constant chantier depuis 2 siècles en France.
définitions
On distingue au niveau de l'individu plusieurs « types » de libertés :
de la Liberté aux droits de l'homme
Car la liberté existe aussi à un niveau plus global, plus collectif, avec par exemple la liberté de la presse, qui permet une libre publication, c'est à dire sans subir de censure arbitraire ou autoritaire.
Paradoxalement, la notion de liberté peut parfois à ce niveau, nuire à la liberté de l'individu. Comme dans le cas de la liberté de la presse, par exemple. Ainsi les moyens techniques et financiers importants nécessaires aujourd'hui aux organes d'information, en particulier radiophoniquess ou audiovisuels, tendent à la formation de cartel pratiquant l'autocensure, réduisant par là même le pouvoir de contrôle et de critique de l'individu sur ces vecteurs d'information... L'abolition de la censure n'est donc plus un gage de liberté, car si les publications ne sont plus soumises à des décisions arbitraires, les vecteurs de l'information deviennent en revanche de moins en moins accessibles à la grande masse des individus, réduisant de ce fait leur capacité à exprimer leurs opinions, ainsi que la variété des points de vue exposés. C'est pour cette raison que la presse est considérée comme le 4e pouvoir (à l'instar des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire).
Voir aussi :