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Une ligature consiste à fusionner deux caractères pour n'en former qu'un seul nouveau qui peut, selon la langue qui s'en sert, compter pour une lettre ou être considéré comme la suite de deux lettres existant. Le procédé permet, avec l'utilisation de diacritiques, l'augmentation du stock de graphèmes d'un système d'écriture afin de noter plus de phonèmes. C'est du moins le cas dans les alphabets (ainsi, Æ en vieil anglais, utilisé pour noter [æ], phonème inconnu de la langue latine, qui a fourni ses lettres).
Dans d'autres écritures, les ligatures peuvent n'être que d'ordre orthographique (en arabe, les lettres ل et ا à la suite doivent être remplacées par لا ; en français, certaines suites O et E notant un unique phonème doivent être écrites Œ : Œdipe mais aloès) ou décoratif (dans l'alphabet latin, la suite f et i peut être remplacée par fi dans un ouvrage à la typographie soignée, pour des raisons de lisibilité, le point du i en ligature étant ôté ; de même, dans les ouvrages français, les diphtongues latines OE et AE sont écrites de préférence Œ et Æ). Enfin, certaines ligatures sont des abréviations ou des réductions se lisant comme logogrammes : c'est le cas de la ligature grecqueque ϗ, qui se lit kaì et remplace, dans certains ouvrages, maintenant anciens, la conjonction καὶ « et », à la manière de notre &).
Le terme de ligature peut aussi désigner les variantes contextuelles complexes d'écritures comme l'arabe ou la majorité des semi-syllabaires indiens, comme la devanâgarî. Ce sont là des formes spécifiques que prennent les lettres selon leur place dans le mot. Ce sujet est traité à part dans l'article y consacré.
Les caractères ligaturés de l'alphabet latin les plus connus en français sont le œ d'œuvre, le æ fréquement employé en latin et l'esperluette &.
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2 Informatique |
Histoire
L'origine de la ligature tient à la nécessité du gain de place sur un matériau (pierre, marbre, papyrus, parchemin, etc.) qui coûte cher.
Les Romains employèrent un certain nombre de ligateurs dont nous avons aujourd'hui conservé le Œ et le Æ. Ils sont à l'origine des ligatures que nous appelons ligature linguistique.
Lorsque apparaît la typographie, de nouvelles ligatures sont inventées. Ils s'agit alors de gagner de la place en réduisant nombre de collisions inesthétiques entre les lettres. Les plus courantes portent sur les letres f, i et l. L'esperluette en est également issue. Les germanophones utilisent les ligatures en ff et fi si les deux lettres appartiennent à la racine du mot et en ß. Toutes ces ligatures sont qualifiées de ligatures techniques.
Informatique
Les ordinateurs ne possédent qu'une seule ligatures accessible au clavier, l'esperluette. Les ligatures linguistiques sont acessibles commes caractères spéciaux. Seuls les Mac proposent les ligatures en fl et fi dans le codage Mac Roman.
En HTML, les ligatures s'obtienent comme suit :
œ -> œ
Œ -> Œ
æ -> æ
Æ -> Æ
ß -> ß
fi -> fi
& -> &