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| lingams et yonis sur les ghats à Varanasi |
Le lingam, toujours dressé et donc potentiellement créateur, est souvent associé au yoni, symbole de la vulve. Dans ce dernier cas, leur union représente, à l'image de Shiva, la totalité du monde. Assumant les fonctions créatrice par le lingam et destructrice traditionnelle dans la Trimurti, Shiva représente donc pour ses dévots shivaïtes, le dieu par excellence.
On trouve un lingam, de taille et aspect très variable, du simple galet en équilibre et comportant le signe peint de Shiva au phallus clairement symbolisé comportant la tête du dieu sculptée, dans tous les temples ou lieux consacrés à Shiva. Durant la puja, la prière, le lingam est arrosé de lait, de miel ou de beurre clarifié, le ghi qui sert aussi en cuisine, et il reçoit des offrandes de fleurs, de fruits et de sucreries. Les lingams en activité doivent être maintenus humides.
La partie supérieure arrondie du lingam se nomme lingamani ou manikâ.
Comme Shiva, le lingam est inconnu des Veda. Il est probable qu'il s'agisse de l'intégration dans l'hindouisme des pierres dressées vénérées par les populations autochtones non ou prè-hindouistes, peut-être des tribus aborigènes.
Parmi tous les lingams de l'Inde, 12 d'entre eux sont considérés comme des lingams de lumière ou jyotirlingam et sont particulièrement sacrés. On les trouve à :