Marée

La marée désignait initialement le mouvement montant (flux) puis descendant (reflux) des eaux marines sur les côtes.

On s'aperçut depuis que ce mouvement n'est pas limité aux eaux, mais qu'il affecte toute la croûte terrestre, et plus généralement tous les corps célestes.

Le phénomène est dû à la déformation de la surface par suite des attractions combinées des autres corps. Ce mouvement peut même détruire l'astre qui le subit : si la force de marée l'emporte sur la force de gravitation de ses constituants, l'astre se désagrège (cf. limite de roche).

Pour la terre, seule la Lune et dans une moindre mesure le Soleil ont des impacts significatifs, qui peuvent s'additionner ou se contrarier. Les autres corps célestes sont trop éloignés pour que leur influence soit sensible. En fait, la Lune est beaucoup plus proche de la Terre que le Soleil, mais aussi beaucoup plus petite, de telle sorte que leurs attractions sont d'ordres de grandeur comparables (celle du Soleil environ la moitié de celle de la Lune).

La marée se manifeste essentiellement sur les côtes maritimes, où la mer monte ou se retire suivant un cycle lié, d'une part à la rotation de la Terre, d'autre part à la rotation de la Lune autour de la Terre, dont la période est d'environ 11 heures (à préciser).

L'attraction gravitationnelle étant inversement proportionnelle à la distance, l'astre attire plus fortement les masses liquides situées sur la ligne qui joint son centre à celui de la Terre. Il s'ensuit une déformation de la surface des mers, qui diffère donc de ce qu'elle serait sans la présence de notre satellite (ellipsoïde de révolution aplati vers les pôles). On peut comparer cette déformation à une énorme vague qui serait de forme régulière si les fonds des océans "étaient réguliers et s'il n'y avait pas de côtes".

Lorsque les côtes se resserrent en entonnoir, comme dans le fond de certaines baies (baie du Mont-Saint-Michel, baie de Fundy, etc...) il y a amplification de la hauteur des marées qui peuvent dépasser 10 m entre les basses eaux et les hautes eaux.

Les mers intérieures (notamment la Méditerranée) sont peu sujettes aux marées car les masses d'eau concernées sont beaucoup plus faibles que dans les océans ; l'étroitesse du détroit de Gibraltar empêche un afflux d'eau suffisant (toutefois, il est soumis à de forts courants alternés dus au phénomène).

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