Maurice Thorez

Maurice Thorez (1900-1964), secrétaire général du PCF de 1930 à 1964.

Né à Noyelles-Godault dans le Pas-de-Calais dans une famille de mineurs, il travailla dans une exploitation minière dés l'âge de 12 ans.

Le 4 octobre 1939, le député Thorez, soldat au 3e régiment de génie à Arras, déserte et rejoint l'U.R.S.S. Il est condamné à mort par contumace le 25 novembre pour désertion.
À la Libération, sous la pression de l'opinion publique, il est amnistié par le Gouvernement Provisoire et revient en France le 29 novembre 1944 et retrouve son poste de Secrétaire général du PCF. Élu de nouveau député en 1945, il devient ministre d'État à la Fonction publique dans le gouvernement de Charles de Gaulle de novembre 1945 à janvier 1946 où il travaille à la rédaction des statuts des fonctionnaires. Il devient ensuite vice-président du Conseil des gouvernements Gouin, Bidault et Ramadier jusqu'en mai 1947 lorsque furent remerciés les ministres communistes. Il participa activement à la reconstruction de la France après la guerre aux côtés des autres mouvements politiques en usant de toute son influence. Il gardera la direction du PCF jusqu'à sa mort, en 1964, et siégera à la chambre jusqu'en 1962.

Pendant les 34 ans où il fut à la tête du PCF, Maurice Thorez fut à la fois un militant actif défendant ses idées (guerre du Maroc), ambitieux et sans trop de scrupules (éviction de Barbé et Célor en 1930),un stratège pragmatique (alliance avec la SFIO et Front Populaire) et un disciple inconditionnel de Staline, aux ordres de Moscou et de l'Internationale Communiste, aveugle face aux crimes staliniens. Très populaire jusqu'à sa mort, il est l'un des plus grand leader du PCF qui, sans lui, n'aurait sans doute jamais été le grand parti qu'il a été jusque dans les années 1980.

Autobiographie : Fils du peuple 1937-1960

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