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Le rôle de l'orgue, selon une tradition établie dès la fin du XVIe siècle, avait été codifié dans le Cérémonial de l'Eglise de Paris en 1662 : il devait donner le ton par un court prélude et alterner de courte séquences avec les versets du Kyrie, du Gloria, du Sanctus et de l' Agnus Dei. Une liberté très restreinte était laissée à l'organiste, qui ne pouvait guère développer (un peu) que l'accompagnement de l'Offertoire, de l'Elévation et du Deo Gratias.
De ce fait, les oeuvres que nous ont laissées Nivers, Lebègue, Raison, Couperin, Grigny ou Gaspard Corrette sont de structures très analogues, chaque compositeur manifeste son talent ou son génie dans une sorte de "programme imposé".
Les messes de François Couperin et de Nicolas de Grigny représentent l'apogée du genre et de toute la littérature d'orgue baroque en France.