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Nul ne pourrait prétendre connaître la définition du mot mondialisation, tant la vision qu'on a de ce phénomène diffère d'après les individus.
Une définition assez simple et neutre serait cependant : "l'accroissement de l'interdépendance des pays du monde". On peut ainsi penser à différentes interdépendances : sur le point de vue économique, environnemental, culturel, etc. Elle est en effet la cause de l'émergence d'enjeux de portée, non plus nationale ou locale, mais mondiale (réchauffement de la planète, trou dans la couche d'ozone, crises économiques).
Selon les collectivistes, la mondialisation (sous entendu économique), renvoie au processus de globalisation financière. Elle est incarnée par les multinationales dites globales, et marque une nouvelle étape dans l'histoire du capitalisme.
Le mot est apparu dans les années 50, mais son usage s'est diffusé dans les années 90. Voir globalisation pour une discussion sur l'utilisation des termes "globalisation" ou "mondialisation".
Des organismes internationaux tels que l'OMC tentent de réglementer le commerce international par voie de traités multilatéraux d'abaissement ou d'élévation réciproques des barrières douanières.
Les anti-mondialistes reprochent à cette réglementation d'être ultralibérale.
Les libéraux arguent que le principe même d'une réglementation est anti-libéral et qu'il s'agit de mercantilisme. Selon eux, la mondialisation des échanges est une recette où tout-le-monde gagne. Elle permet d'ouvrir aux producteurs de tous les pays de larges débouchés et donc une meilleure rémunération. Elle met les capitaux du monde entier en concurrence les uns avec les autres, au bénéfice des travailleurs du monde entier, tout autant que les mains d'oeuvres du monde entier, au bénéfice des capitalistes. Les libéraux ne voient dans la médiatisation de la "mondialisation" qu'une tentative de justification émotionnelle et irrationnelle du protectionnisme.