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Parti architectural
Le musée a été conçu par l'architecte parisien Adrien Fainsilber, sélectionné à l'issue d'un concours, et dont le parti architecural repose sur deux principes : lisibilité et ouverture. Le bâtiment s'articule autour d'une grande nef vitrée, véritable rue intérieure, qui s'ouvre de part et d'autre sur les divers secteurs d'activité du musée et sur les salles d'exposition permanente et temporaire. Cette nef vitrée offre aux visiteurs une fenêtre ouverte sur la vieille ville.
La conception massive du bâtiment est cependant critiquée pour le fait que celui-ci ne communique avec son environnement que sur 180 degrés. Il n'offre en effet qu'une façade fermée sur son flanc est, où se situe le quartier populaire de la gare, ce qui contraste avec l'ouverture vers la vieille ville. La lecture qui en est faite est que l'art communique avec le pouvoir (Conseil Général, ENA, cathédrale) et qu'il se protège du petit peuple.
Cette situation est la résultante d'une modification du programme initial, qui prévoyait la disposition des locaux techniques et des machineries en sous-sol. La volonté de créer à la place un parking sous-terrain a nécessité une adaptation du projet, qui s'est conclue par une disposition de ces locaux techniques du côté est du bâtiment, entraînant ainsi son occlusion.Collections
Le Musée, qui a bénéficié de généreux dépôts de particuliers et d'institutions (Musée d'Orsay, Musée National d'Art Moderne / Centre de Création Industrielle, et Fonds National d'Art Contemporain), est le seul grand musée français à proposer un parcours convrant la période de 1870 à nos jours. Ceci permet d'accompagner le visiteur de ce qui lui est familier (le fauvisme, l'impressionnisme) jusqu'à la création contemporaine dans un cheminement qui se veut pédagogique. Le musée abrite une importante collection d'œuvres de Hans Arp, ainsi que le chef d'œuvre du peintre Gustave Doré : Le Christ quittant le prétoire, (1867-1872).